samedi 21 janvier 2017

Pourquoi il faut voter demain ?

Certains, de sensibilité de gauche, se sont perdus en participant aux primaires de la droite. Souvent les mêmes hésitent ou refusent même de participer à la consultation de ce dimanche 22.
Ne pas participer c'est diminuer encore un plus la crédibilité du parti socialiste et bien au delà de toute la gauche.. Ne pas participer c'est abdiquer et déjà laisser dire que le choix ne pourra se faire qu'entre la droite et l'extrême-droite. Les enjeux sont nets et indiscutables. La droite de Fillon, c'est d'abord renier 70 ans d'avancées sociales pour les salariés , et plein d'autres renoncements dans le domaine sociétal. L'extrême-droite de MLP, c'est admettre que l'économie nationale est exsangue pour longtemps et que l'Europe et la paix sont en voie de destruction globale. Comme Mélenchon, les deux sont de surcroît des alliés de Poutine, le grand démocrate  pacifiste copain du boucher syrien.
En participant largement à ces primaires on démontre que la droite et l'extrême-droite ne sont pas seules dans le paysage politique français.
Ne pas participer c'est laisser penser qu'un processus démocratique est moins important que des candidatures imposées uniquement par leurs propres volontés. Ces candidatures ne se légitiment que par le nombre de participants à leurs réunions publiques. Une démarche individuelle ne peut supporter la comparaison avec une élection. On prendrait le risque d'un mirage Macron sans appui terrain ou d'une défaite annoncée de JLM.
Ne pas participer au vote demain, c'est oublier les fondements d'une primaire quelle que soit sa couleur qui veut redonner la parole au citoyen. Dans un contexte, où chacun peut se plaindre d'un recul de la démocratie ou de ses imperfections,  n'est ce pas suffisant ?

mardi 10 janvier 2017

Les primaires secondaires mais principales

Il paraît que les primaires organisées par le parti socialiste n'intéressent personne ?
Sûrement. Mais c'est troublant tout le monde en parle même les gens de droite.
Dans les réseaux sociaux les débats plus ou moins vifs sont pléthore.
En la matière les vallsistes sont particulièrement actifs. Ils sont aussi souvent peu respectueux et assurés que leur stratégie est indubitable. Leur préféré ne peut être battu car crédible et légitime pour la fonction qu'on qualifie de suprême. Probablement, mais il n'a aucune chance d'être élu, pour la même raison que FH a renoncé à se présenter : Impossibilité à rassembler le parti socialiste d'abord et reconstruire une gauche en déshérence ensuite. Et puis remettre le destin de la France entre les mains d'un homme dont les yeux expriment plus souvent la colère que l'empathie me paraîtrait particulièrement inquiétant. Trop souvent, le verbe est haut, le courroux déforme les traits de son visage. Et encore, je ne m'intéresse là qu'à la forme. Le fonds est énigmatique, exemple : suppression du 49.3. Étonnant non. Celà me fait penser à l'alcoolique qui casse toutes les bouteilles chez lui et part en courant au bistrot du coin. C'est drôle.
Moins comique, Montebourg. Démarche intéressante, le mélange d'un souverainiste et d'un socialiste de gauche porté par un discours un peu désopilant mais d'un ton toujours hautain. On se demande toujours s'il est sérieux et quand va tomber la blague à deux balles.
Et puis il y a Hamon. Candidat sérieux qui a travaillé les fondamentaux de son programme, probablement celui qui plaira à la grande majorité de mes camarades socialistes. Pas assez qualifié pour critiquer la mesure la plus emblématique de son projet, le revenu universel, j'exprimerai juste un bémol, en dehors de l'inquiétude générée auprès du grand public : si son existence, celle éventuelle du revenu universel,  ne serait justifiée que par l'obsolescence prochaine d'une société organisée autour du travail, ce serait alors une erreur. Le travail existera encore pour l'immense majorité de nos contemporains et même pour longtemps, mais sous d'autres formes, où peu à peu le salariat pourrait en effet se raréfier...au pire Hamon aurait eu raison trop tôt.
Heureusement, enfin il y a Peillon. Rien que ses interventions médiatiques successives suffisent à redonner l'espoir d'un socialisme encrer dans ses traditions, basé sur une Europe refondée et ouvert sur la modernisation des institutions ( le socialisme, pas l'Europe, encore que ...). " Reencrer le parti socialiste dans ses humanités ", je l'ai déjà dit mais c'est tellement important. De plus, et ceci doit expliquer celà, il est particulièrement détesté par la fameuse et ignoble fachosphere, et ce, bien plus que ses concurrents.
Alors,  si ça ne vaut le coup d'aller voter le 22, ça ?

dimanche 1 janvier 2017

La candidature de trop

Le Premier Ministre juge sévèrement les candidatures hors primaires de Macron et Mélenchon.
"L'histoire jugera..."
Ok, elle jugera, qui ? Quoi ? Quand ?
Pour ceux qui veulent en savoir sur la pensée de M. Cazeneuve, écouter France Inter demain matin 2 janvier.
Par contre, avant de l'entendre, on peut s'interroger trente secondes sur sa déclaration.
Si l'Histoire juge, elle porte un mauvais jugement parce que le résultat sera mauvais pour la France.
Dans quels cas le résultat est insatisfaisant ?
Premièrement, MLP est élue. Là, évidemment, c'est trés mal. Seulement c'est impossible. Aujourd'hui, je pense même qu'elle n'ira pas au second tour.
Deuxième possibilité, Fillon est élu. C'est grave, c'est pénible, c'est suicidaire mais ça reste démocratique. En réalité, il n'a pas de chance d'être élu sauf à abandonner les trois quarts de son programme ou à faire rentrer les chars russes dans Paris.
Donc l'histoire n'a pas grand chose à retenir de cette affaire à l'exception des chars russes....ils sont tellement abrutis ces réacs.
En réalité, il convient de se demander si Macron ou Mélenchon ne sont pas de trop.  Dans les faits, aucun des deux. Le premier est un représentant du centre droit, le second de la gauche radicale. Le premier peut être au second tour si aucun autre candidat se revendique du centre. Le second n'a évidemment aucune chance. Une part non négligeable des communistes ne voteront pas pour lui, s'il fait 8 %, ce sera un très gros score. Des insoumis qui vont voter, c' est rare. En plus, ça fait encore un copain de Poutine. Merci.
Ce qu'il faut au PS, c'est un candidat de la gauche de gouvernement avec des idées qui n'ont pas peur d'afficher leur socle social et "de reencrer le parti socialiste dans ses humanités ". Si les primaires ont pour résultat un candidat trop à droite, il sera de trop, un candidat semblant trop à gauche, idem. Il
faut un candidat du coeur du centre de la gauche.(l'écouter demain matin chez Bourdin, pas facile, je sais)
Apparemment, ce n'est pas celui-là qui semble le préféré du premier ministre ....qui ne soutiendra personne...