jeudi 24 septembre 2015

Menaces sur la statistique publique aquitaine




Considérant que la réforme territoriale menace les intérêts de l’Insee à l'échelon local , et plus globalement sa mission de service public,  les agents de la Direction Régionale d’Aquitaine se sont regroupés en un collectif, le Collectif Insee Bordeaux.

Le Collectif Insee Bordeaux exprime son désaccord avec la déclinaison de la réforme territoriale pour les administrations de l’État. En effet, les réorganisations induites par cette réforme porteraient pour partie sur 5000 agents qui ont déjà beaucoup œuvré dans les années récentes à la mutualisation de leurs travaux et à la réorganisation des services (Centre statistique de Metz, DRs sites, DRs centres de services). Ces éléments nous paraissent nuire aux missions de service public de l'Institut. 

Notre directeur général s’est néanmoins associé à cette réforme en proposant le maintien des Directions régionales dans les chefs-lieux de région. Ce projet, dénoncé par les agents de l’Insee, a été également contrecarré par les décisions gouvernementales de fin juillet : trois directions régionales seraient éloignées de la Préfecture régionale, faisant ainsi passer l’Insee en administration de second plan.

Pour la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (ALPC), la direction régionale serait implantée à Poitiers et toute l’action régionale  regroupée à Bordeaux. Le directeur régional se trouverait alors éloigné de son équipe d’action régionale, de même qu’il serait éloigné du préfet. Cette nouvelle feuille de route élaborée par le directeur général de l’Insee menace le maintien d’un service public de qualité. En effet, son plan initialse basait sur l’association d'un triumvirat composé du préfet, de l’action régionale Insee et du directeur régional de l’Insee, indispensable à une bonne intégration de l’Institut au sein des instances régionales et à sa proximité des acteurs publics locaux. 

Dans ce contexte, le collectif estime qu'il doit être force de proposition, sans ignorer le contexte politique et économique actuel (baisse des effectifs notamment).

C’est pourquoi il se positionne contre la décision d’implanter la future Direction Régionale d’ALPC ailleurs que dans la métropole et futur chef lieu de région, mais aussi plus globalement contre les directives des feuilles de routes du directeur général, qu'elles soient nationales ou locales. Ces dernières engendreraient une déstructuration des directions régionales actuelles. Le collectif propose alors une autre forme d’organisation.

À l’heure de la mutualisation de masse, le Collectif Insee Bordeaux n’imagine pas un scénario autre que la disparition à terme des sites qui ne seront pas direction régionale. Or, si le site bordelais venait à disparaître, la Direction Régionale d'ALPC se trouverait éloignée de la majeure partie de son territoire, compliquant les déplacements, la gestion des réseaux d’enquêteurs, les relations avec les partenaires et engendrant des coûts et du temps supplémentaires. Rappelons qu'avec plus de 84 000 km2, la nouvelle région représentera 15% du territoire métropolitain. Tous ces éléments vont dans le sens d’une perte de la qualité du service public. 
À terme, la grande métropole et cité économique qu’est Bordeaux serait privée d’une représentation de l’Insee alors même que le rôle de l’Institut est de mesurer l’activité économique et d’éclairer le débat public local.

Concernant l’organisation interne, il nous paraît dommageable en terme d’efficacité que des travaux réalisés sur le site bordelais (prix à la consommation, gestion du répertoire Sirene), qui ne sont pas représentés à Poitiers, soient pilotés par un comité de direction qui ne les connaît pas et n’a que peu de moyen de les suivre. 

Enfin, le seul point sur lequel le collectif rejoint les propos initiaux du directeur général est la nécessité d’une proximité d’une part entre le directeur régional et le préfet et d’autre part entre les équipes d’action régionale et les acteurs publics régionaux. Dans ce contexte, le collectif ne peut que souhaiter conserver une activité d’action régionale sur tous les sites, et plus généralement, une représentation des trois types d’activité (production, action régionale, fonctions support) sur chacun des sites.
La continuité de service de l’action régionale sur tous les sites se justifie par deux points : d’une part, certaines directions déconcentrées de l’État ne seraint pas non plus implantées au siège de la préfecture (Draaf à Limoges, Dreal à Poitiers) ; d’autre part, les réformes récentes ont réaffirmé la montée en puissance des départements et desinter-communalités. Comment centraliser une action régionale sur un seul site alors que le maillage et les missions dévolues à certains de nos partenaires se densifie par ailleurs ?

De même, la conservation des activités de production et de support ressources humaines sur chaque site nous paraît nécessaire pour garantir une diversitédes postes et des métiers, caution non seulement de l’attractivité d’un site mais aussi d’un vivier de compétences constantes, reconnu par nos pairs. En effet, la diversité des métiers à l’Insee, qui fait cohabiter des activités de production et de diffusion, est garante de la polyvalence et de la montée en compétence des agents. La proximité des études et de la production est une spécificité qui a fait jusqu’ici la réputation de qualité des travaux de l’Institut. Elle permet de tenir compte des limites des données dans les études, de répondre aux attentes des utilisateurs dans la production et d’enrichir les études des connaissances réelles de l’amont.

Le collectif s’inquiète de possibles regroupements d’activités de production qui seraient menés pour compenser les pertes d’effectifs générées par une concentration des activités d’action régionale, ce qui aboutira à terme à des spécialisations d’activité en fonction des sites. L’Insee a déjà fait par le passé la mauvaise expérience d’une trop forte mutualisation. Certaines activités, mutualisées et délocalisées, ont dû être relocalisées dans les établissements. 
De plus, la concentration des activités peut nuire à l’attractivité des sites et  entraîner une fuite du personnel, mettant à mal une politique de recrutement cohérente.

Le Collectif Insee Bordeaux est conscient du contexte social actuel ; ilouvert à des réorganisations cohérentes d’activités qui permettraient une meilleure efficience des travaux de l'Insee et qui tiendraient compte des politiques de contraction des effectifs à l'oeuvre depuis plusieurs années. Mais il  rappelle avec fermeté que son administration n’a pas à être utilisée à des fins d’aménagement du territoire.


Le Collectif Insee Bordeaux

lundi 21 septembre 2015

Tsipras, le pro des élections, mais pour quoi faire ?

Il est doué. Un charisme grec à toutes épreuves, il séduit, il ravit, on l'envie..oui, on l'envie partout en Europe, partout en France, partout dans le presse. Chacun trouve l'argument qui le rassure dans la victoire de Tsipras. Il devait gagner pour rassurer l'Europe, les banques, les grecs, les allemands, la droite, l'extrême droite, la gauche, la gauche radicale, l'extrême gauche, les américains..bref, à les lire ou les entendre, le monde entier est rassuré et satisfait de la victoire de Syrisa, enfin l'aile droite de la gauche radicale grecque.
Sa première annonce ne surprend finalement personne : il va constituer un gouvernement avec un parti souverainiste de droite !
Cet homme est un génie des élections et....
Il a mené en bateau toute l'Europe pendant six mois, refusant tout ..sur quoi il n'avait que le tort de ne pas réussir sa négociation. Puis après avoir gagner un référendum, il accepte toutes les contraintes d'une austérité extrême, à l'inverse du vote..il démissionne pour mieux être élu quelques semaines plus tard.
Ce copain de Poutine et de Mélenchon n'a pas d'équivalent en France. Nos politiques perdent toujours les élections d'après...
Les grecs sont désespérés mais ne vont ils pas en plus se faire...inespérance ou inespoir pour ces perdants de l'Europe

vendredi 18 septembre 2015

La colère des maires m'emmerde

Sont ils crédibles tous ces maires de droite qui se plaignent de la baisse des dotations de l'Etat ? Sont ils crédibles quand leurs mentors programment 100 ou 150 milliards d'économie sur le budget national et ne supportent pas les conséquences d'une economie du tiers ?
Ces maires, et ils ne sont pas tous de droite, organisent une action demain pour protester contre les décisions gouvernementales.
Dans le même temps, ils sont nombreux à avoir voté une augmentation de leurs indemnités ( plein d'exemples, ici en premier et pas une paille, plus 10 %...) . Dans le même temps, ils sont nombreux à protester contre la loi notre et plus généralement contre la réforme territoriale dont un des objectifs est de conforter les intercommunalites, favoriser les mutualisations et les délégations de compétences, sources d'économies importantes, en plus d'une élévation en compétence....
Finalement, ils redoutent de perdre leur petits pouvoirs de petits maires. Ont ils conscience de la situation ?
Ils sont pathétiques.

jeudi 17 septembre 2015

L'influence des blogueurs : un mythe ou une réalité

C'est une évidence les blogs sont influents, mais on pourrait s'interroger sur la progression ou non de cette influence qui reste modeste, toute chose égale par ailleurs.
Cette question revient souvent et elle est à nouveau d'actualité avec l'affaire DSK , le buzz de la comète, la brillante prestation de Romain Blachier sur Canal plus....
Pour tenter de rester pragmatique, il convient d'associer cette variable à celle de l'utisation d'Internet et de son taux de pénétration.
Pour celui qui lit en diagonale, DSK et pénétration , ça devient intéressant.
C'est justement ça la spécificité du blogueur. Il n'a pas besoin de faire la une, de scoop, ou de montrer qu'il est libre, et  plus que son concurrent. Il écrit tout ce qu'il veut, souvent mal, parfois super bien. Le populisme, il s'en fout, lui. Il est heureux quand il écrit, il est satisfait quand il est lu,   et puis c'est tout . S'amuser avec ses amis ou potes virtuels ou réels peut lui suffire.
 Pour revenir au taux de pénétration, il est déjà très haut (70 ou 80 %, je ne sais plus) mais sa marge de progression reste convenable. Celle de l'influence des blogs, c'est pareil. C'est la raison pour laquelle, les blogs de mode, ou dans un autre genre, de littérature, sont très influents. C'est aussi pourquoi, il n'est pas rare qu'aux États Unis lors d'une rencontre officieuse avec la presse, les politiques invitent des blogueurs. DSK a pu s'en inspirer.
Bien entendu, les blogueurs de gauche, à quelques exceptions près, sont largement les plus créatifs et potentiellement les plus influents ( et je suis objectif, non ?). Avec un sujet en béton pour les billets futurs , le retour de Dsk en politique pendant que FH stagne ( pour être aimable) par exemple, le nombre de  consultations va progresser. Et cela, seulement si ça leur fait plaisir.
Bloguer pourrait peut aider à faire que ce monde tourne mieux ?

lundi 14 septembre 2015

Les vieux démons des radicaux

Corbyn, le nouveau leader des travaillistes n'a, à priori, aucune chance de conquérir le pouvoir. Ses prises de position radicales,  démagogiques mais intéressantes sous de nombreux aspects, notamment économiques, sont noircies par ses soutiens à des associations musulmanes pas claires ( d'où la noirceur...). Mais il n'y a pas de quoi rire car à cela, on ajoute quelques opinions antisémites peu ambiguës et on obtient une caricature de représentant d'une soi disant gauche, radicale certainement. On imagine mal la gauche gagner en Angleterre.
Pourtant la gauche radicale a gagné ailleurs. Tsipras reste largement en tête des intentions de vote même si, à son tour, il a une opposition à sa gauche. Ce grec bien sympathique a lui aussi une face plus grise. . . Mais que fait il avec Poutine ?
En France, cette opposition soi disant de gauche s'est souvent illustrée par des prises de position faisant plus qu'effleurer l'antisémitisme notamment dans cadre du conflit israélo palestinien. Récemment un de ses leaders s'est montré à plusieurs reprises digne d'un antigermaniste primaire...
Tout ça n'est pas terrible mais il y a pire, encore qu'il n'y a pas de mesure dans l'ignominie ni dans l'abjection, l'horreur ou la puanteur. Et Bob Ménard est arrivé. Ce type est devenu fou, sa carrière passée le prouve. Mais dans sa démence, il reste dans la ligne de la tradition de l'extrême droite française.
Les démons des uns auraient ils parfois des points communs avec ceux des autres ?

samedi 12 septembre 2015

Confessions d'un never been


Non, il ne s'agit pas de Sarko, encore que, si ce n'était pas si poétique, on pourrait bien imaginer  qu'il a volé son âme à un clown...
Magnifique chanson que j'ai bien tort d'associer à l'ex, le plus grand menteur du siècle ..série en cours

jeudi 10 septembre 2015

Veau, veau, veau et con à la fois

Toutes choses égales par ailleurs, je suis satisfait de la conduite de mes contemporains sympathisants de  l'opposition, de la droite républicaine. Ils ont su déceler l'impossible martingale d'un homme dépourvu de toute vision politique. Ils préfèrent majoritairement Alain Juppé, un véritable homme d'état, de droite, humaniste, démocrate et républicain. Je ne partage pas la totalité de ses idées politiques, loin de là, notamment sur le plan économique et social. Mais il est intègre et brillant. Tout le contraire du chef de "les républicains". Ses propos sont de plus en plus incohérents. Ils ne ressemblent à rien. Les derniers relatifs aux réfugiés ne sont même plus risibles, ils sont pathétiques.
Comment NKM peut supporter ça ? Il est ringard, dépassé, démodé. J'arriverai même à imaginer que sans alternative à droite, la cata d'extrême droite serait inévitable.
Heureusement, c'est loin d'être le cas. Juppé et d'autres sont là, pas trop dans la surenchère, pour l'instant.
Juppé va donc gagner les primaires mais perdra au second tour, de peu, contre FH. Ouf !



mercredi 9 septembre 2015

L'actualité décodée mais musclée ou je croyais avoir tout entendu mais il y a toujours pire..

Le sport, c'est bon pour la santé, c'est indéniable. Le pratiquer en salle peut favoriser les liens sociaux, les échanges.....seulement l'adage " un esprit sain dans un corps sain " n'est plus valable aujourd'hui . La connerie occupe largement la tête des musclés comme malheureusement la majorité de nos contemporains.
Mais là, on atteignait des sommets. Peu surpris sur les remarques acerbes sur l'accueil des réfugiés et la soudaine compassion pour les sdf, je n'étais pas au bout de ma peine. Il s'en est suivi une discussion animée sur le sort qu'on devait réserver aux migrants. J'étais "heureusement" trop éloigné pour intervenir. De la solution soft, " il faut les empêcher de rentrer à tout prix" on est passé par "le mieux pour eux, c'est de mourir noyés", jusqu'à, "il faudrait les tirer comme des lapins"....je croyais être à l'abri d'autres remarques de super beaufs quand j'ai cru entendre "qu'il fallait quand même un peu d'humanité".
Ouf !
Mais je me suis réjouis un peu tôt car la discussion s'est orientée sur la proposition de réforme du code du travail. Et là, faisant le lien entre les deux sujets une remarque a fusé. "tout est calculé, l'accueil des migrants pour mieux détruire le code du travail et nous obliger à accepter n'importe quoi !" Génial.
Le sujet impôts a suivi...mais j'avais mon compte.
J'ai encore eu la confirmation que
Le monde ne va pas bien.

dimanche 6 septembre 2015

Partir, partir



"Partir", une chanson peut être moins adaptée à la situation qu'une autre, beaucoup plus récente, "réfugié" de 2005, de cet ambassadeur au HCR, mais je la préfère. A sa sortie, j'avais dans les vingt ans....ceci peut expliquer cela...
Et puis, "Partir avant qu'on meure", de ce monde qui ne va pas bien....

samedi 5 septembre 2015

Je croyais avoir tout lu mais il y a toujours pire

Les fachos, les reacs, les effrayés, les égoïstes reprochent à la gauche au sens large d'être pétri de bons sentiments. Ils ne mèneraient qu'à la disparition de nos sociétés. Certes, la solidarité, l'accueil, l'hospitalité, l'amour de son prochain, auraient dit certains, ne sont pas des postures ou des solutions de facilité.
Mais connaissez vous des sociétés heureuses et développées  dont les fondements reposent sur des mauvais sentiments ? Grâce à de mauvais sentiments nos sociétés survivraient et pourraient s'épanouir sereinement au milieu de la misère et la mort. Se protéger de tout, du passage des uns, de l arrivée des autres, serait l'idéal . Ils seraient musulmans, noirs, gris ou blancs sales, ils pourraient donc crever mais surtout loin de nous. Le français aurait trop peur de ces gens qu'il ne connaît pas. Au pire, ils pourraient nous voler ou nous transmettre des maladies inconnues et barbares, au mieux, ils pourraient nous piquer nos emplois et notre tranquillité.
Aucune société est fondée sur l'intolérance, aucune ne peut l'être sur un égoïsme aveugle.
Les hongrois ( tiens donc) sont à la tête de la bêtise européenne. Les socialistes français seraient seuls  à vouloir accueillir une part des réfugiés, mais simplement par stratégie électorale. Angela Merkel serait donc devenue socialiste, ou pire, sa volonté serait simplement d'améliorer la pauvreté du dynamisme démographique de l'Allemagne.
Certains exploitent des images aussi innommables qu'insupportables, d'autres vont chercher au plus profond d'eux mêmes les sentiments les plus bas.
Décidément, ce monde ne va pas bien.

L'emploi pour les nuls

Non, Monsieur Macron, les emplois aidés ne dénaturent pas la politique de l'emploi. Elle est constituée de nombreux axes de développeme...