lundi 29 décembre 2014

Pourquoi les réacs ont toujours tort ?

Je vais donner raison à un de mes aimables commentateurs qui me répète souvent que je fais des obsessions, que ma conscience politique n'existe qu'à travers ses fantômes fascistes ou réactionnaires.
Seulement en ultime manichéen que je suis, des réacs, j'en vois, comme tout le monde d'ailleurs.
J'aborde donc un de mes sujets favoris (quand je parle d'autre chose, ça n'intéresse pas grand monde), le réactionnariat, ses limites et ses erreurs.
A la question en titre, j'en ajouterais une autre : pourquoi leur influence semble (ne fait que sembler) s'étendre alors qu'ils se trompent tout le temps ?
Depuis toujours ils se trompent. Tout ça est logique puisque le changement, l'évolution, l'essor, le progrès ne trouvent grâce à leurs yeux.
Des exemples au hasard (sans lien, mais ils viennent et comme ça, je ne commence pas une thèse non plus) :
 l'avènement de la télé annonçait la fin du cinéma...ou la fin du livre devrait ne pas tarder...les congés payés seraient la ruine...l'avortement réduirait à jamais la natalité et la démographie en France...
Mais plus près de nous, regardons quelques points :
"L'euro ne va pas passer 2012" , "Sarko sera réélu en 2012", "FH va dissoudre l'assemblée nationale, c'est sur avant la fin de l'année" , "la réforme territoriale ne se fera jamais" c'est fait, "Le Pen réussira à constituer un groupe influent au parlement européen" échec total, il faudrait peut être qu'elle y siège de temps en temps," l'armée française ne se sortira pas du guêpier Malien", "l'Ukraine sera russe car Poutine le veut et son économie est bien plus puissante que celle de l'union européenne", ....tout ça est  heureusement comique. Ils jouent finalement à se faire peur.
Dans le même genre, on a, la France est en déclin, et cela depuis les annees 70.
On est loin d'être au top mais quand même, 40ans après, nous sommes toujours la cinquième puissance mondiale...
Autre chose : "aujourd'hui l'Education Nationale est un désastre, avant c'était bien mieux"
On oublie qu'il y a quelques trois ou quatre dizaines d'années, on laissait les cancres se perdre au fond de la classe, sans s'en préoccuper le moins du monde. Il est vrai qu'il était plus facile qu'un bon élève reproduise l'élite dont il était  issue que d'aider l'autre à se sortir de son marasme scolaire. Mais heureusement,  l'ascenseur social a pu fonctionner (et fonctionnera encore) et la méritocratie a pu faire illusion mais a t'elle réellement existé ?
Il est vrai que les progressistes sont au mieux des bisounours, au pire des menteurs et des spoliateurs.
Je m'égare.
Un dernier : la loi du Mariage pour tous, ne peut s'appliquer.....ou pire (ou mieux), elle devra être
abrogée...
Alors, rien ne va ou rien ne va plus mais il faut raison gardée.

Alors pour être certain qu'un événement politique ou économique ne se concrétisera pas, il suffit de les écouter. Par exemple, nombreux sont ceux qui prévoient l'élection de Le Pen en 2017.
Ben voilà. Maintenant on sait.

vendredi 26 décembre 2014

Je vais me forcer à regarder i télé

Lettre de remerciement à Madame Cécilia Ragueneau

Les réacs sont révoltés : on empêche leur Zemmour adoré de s'exprimer. Alors, partout ils revendiquent, ils manifestent, ils affichent haut et fort leur tristesse, leur colère, leur honte d'être français.
S'ils n'étaient pas foncièrement dangereux, ils seraient comiques. Cela dit, ils sont ridicules. Ils pensent être représentatifs d'une large majorité qui etait naguère silencieuse. Maintenant, c'est trop, ils ne peuvent plus se taire.
Dommage, en s'exprimant, ils démontrent leurs limites dans tous les domaines.
Le pire est un truc qui s'intitule Riposte Laïque. Dans ce machin qui n'a de laïc que le nom, un type qui se croit particulièrement brillant a écrit une lettre à la directrice de i télé, où il exprime toute son indignation.
Pour ma part, je remercie cette dame pour sa décision même si je reste persuadé qu'elle fut prise d'abord pour des raisons de stratégie commerciale, d'image de la société, d'identité televisuelle...bref de marketing. Par conséquent, à l'opposé de l'autre andouille qui ne regardera jamais plus i télé, je vais tenté de zapper de temps en temps sur cette chaine, de faire un petit effort pour compenser leur baisse d'audience bien improbable car, de fait, ils ont fait parler d'eux et c'est déjà pas mal.
Sur le fond, si Zemmour est censuré, ce mot a du changer de sens, car rarement les médias auront parlé du bouquin d'un type qui n'a aucun talent littéraire. Il est vrai que rares sont les personnes qui s'en rendent compte, à peine 7 % vont au bout de leur lecture. Faut les comprendre, chaque fois qu'ils ferment le bouquin, ils sentent bien que leur atmosphère est encore plus nauséabonde.
Même Finkie se trompe. Il veut etre en mesure de débattre encore avec le Zemmour. Il regrette de ne pouvoir le faire. Qu'il se rassure, il pourra se disputer avec lui tant qu'il veut. Il pourra dénoncer ses idées moyenageuses sur la femme, son sexisme, ses âneries sur le régime de Vichy, tout ça il pourra continuer de démontrer à ce pauvre Zemmour qu'il se trompe, qu'il est à côté de la plaque comme dans plein d'autres domaines d'ailleurs.
Ce pauvre petit polémiste n'est ni un intellectuel, ni un idéologue. Il ne propose rien et s'il est un tout petit peu moins présent dans les médias, lui-même ne s'en portera que mieux.
Encore une fois, merci I Télé.

samedi 20 décembre 2014

L'immigration n'a pas que des avantages

La richesse du patrimoine et de la culture de la France est aussi le fruit de l'immigration.
Mais quand on en accepte les avantages, il faut aussi prendre les inconvénients même s'ils sont difficilement supportables.
Aujourd'hui j'en vois trois. Trois problèmes "majeurs" issus de l'immigration que nous allons devoir résoudre.
Le premier est d'origine hongroise et quelque peu parano, il est persuadé que la France a besoin de lui et ne peut se passer de lui. Il est incompétent mais pas completement idiot, il est particulierement doué dans la com qui séduit mais qui sert à rien en dehors de lui-même. Il conviendra que l'on renonce à nos convictions de tolérance et d'empathie et que l'on s'en débarrasse rapidement.
Le second est un juif berbère, enfin c'est lui qui le dit. En réalité, c'est un petit homme qui a peur de tout et qui n'arrête pas de dire des conneries, il veut même déporter les gens qui lui ressemblent. Son intelligence est pourtant bien au-dessus de la moyenne, ce qui ne l'empêche pas de perdre ses emplois successifs. Il conviendra de s'en débarrasser aussi, malgré son côté juif bien sympathique.
Le troisième est une femme descendante d'immigré. Ex membre du conseil national du culte musulman, elle a adhéré au FN après avoir manifesté contre. Très psychologue, elle a failli séduire le premier mais s'est finalement fait virer. En ce qui la concerne, on ne pourra pas s'en débarrasser facilement car elle a un don : elle retourne sa veste plus vite que son ombre. Les plus célèbres centristes de l'histoire sont dépassés.
Comme quoi, l'immigration c'est bien mais.
Cela dit, ils sont tous français et ils sont la preuve que la politique d'intégration voire même d'assimilation fonctionne bien, ils sont bien pire que la moyenne.

vendredi 19 décembre 2014

Ne vous perdez pas en conjectures

La conjoncture est un exercice particulièrement complexe surtout dans le contexte économique, politique, géostratégique.....que nous connaissons.
La chute du prix du pétrole est un dernier élément surprise qui modifie tout, mais qui peut encore faire pire et tout perturber. Les éléments positifs en première approche pourraient vite devenir dramatiques.
Ce ne sera pas le cas. En effet, le danger numéro un serait de rentrer dans un processus ou spirale déflationniste. La situation résultante permettrait une comparaison avec la crise de 1929 encore plus pertinent qu'hier. Nos brillants conjoncturistes ( car decidement l'Insee possède en son sein des statisticiens et économistes particulièrement brillants et cette derniere note de conjoncture le prouve) sont convaincus que ce risque est faible. Par contre, il est vrai que la désinflation se confirmera sans conséquence, normalement, sur les salaires.
Le message essentiel est que la situation s'améliore mais pas de manière spectaculaire. Seule l'économie Espagnole connaît et connaîtra un renversement particulierement favorable. Il y a peu sa situation était très preoccupante. Leurs amortisseurs sociaux étant peu actifs, les espagnols s'enfonçaient rapidement dans la dépression. Bientôt,  l'amélioration va se confirmer et l'Espagne va presque devenir la locomotive de la zone euro....
La déception, c'est l'Italie. Malgré son charismatique premier ministre, la situation de l'économie italienne va connaître encore quelques revers.
En ce qui concerne l'Allemagne, pas de déception mais pas de satisfactions non plus. Ça sent la fin d'un règne....
Le plus intéressant reste,quand même, que la situation en France (notamment grâce aux réformes hollandaises) s'améliore ou plus exactement va s'améliorer. Une croissance de 0,3 par trimestre avec un acquis de 0,7 à la fin du premier semestre, ce serait presque réjouissant en ces temps rugueux ...(EI, Syrie, Poutine et Ukraine, un Japon toujours dans le dur...)
Ces prévisions ne rentrent pas dans le schéma de certains mais qu'ils se rassurent les revirements sont toujours possibles. Et meme dans un monde où tout deviendrait plus facile, cela n'empêcherait pas une juste majorité de mes concitoyens de faire en sorte que ces certains là nous prouvent toute leur incompétence pourtant  déjà maintes fois démontrée.

mardi 16 décembre 2014

La France des réacs a peur

Depuis plusieurs mois, je me demande quelles sont les clés du fonctionnement d'un cerveau de réac. Bien entendu, j'avais conscience de leur existence, mais la création de ce modeste blog, les échanges, les lectures de billets, bref la blogosphère m'a permis de mieux appréhender ce caractère politique que je croyais désuet, archaïque, dépassé, en voie d'extinction, ce qui est bien le comble pour le reactionnariat.
C'était bien naïf de ma part de penser que, désormais nous n'aurions plus le choix qu'entre des conservateurs de droite, des conservateurs de gauche, des modernistes de la droite libérale, des sociaux démocrates progressistes ou des écolos un peu moins conservateurs. Évidemment, il y a aussi les fascistes ou l'extrême droite à la française qui est encore plus con que reac, c'est pour dire.
Il faut bien reconnaître que depuis la création de ce blog, c'est à dire depuis treize mois, j'ai l'affreuse sensation que les réactionnaires ont fait des émules ou des petits ou alors que leurs idées sont contagieuses.
Mais quel est le ressort de leur réflexion ? Comment réussissent ils à se comprendre, à se multiplier, à se fédérer ? Quelle est la base de leur raisonnement ?
Car enfin, il y en a des cons voire très cons, mais il y a aussi des gens intelligents et quelques uns sont même extrêmement brillants (j'ai dit quelques uns, il ne faut pas exagérer non plus, à ma connaissance, ils se comptent sur les doigts de la mains, mais je peux me tromper......il y en a peut être qu'un ou pas).
Finalement leur ressort est la peur. Oui la peur.
Qu'ils soient racistes, antisémites, islamophobes, xénophobes, homophobes, germanophobes ou même socialophobes, tout à la fois ou un peu de tout, leur problème est la peur, la crainte de perdre quelque chose de leur vie passée ou présente, l'angoisse de ne pas se sentir assez fort pour rester soi même. Ils imaginent la France telle qu'elle est, mais en petit, comme si la petite bête pouvait manger la grosse.
Le peur est contagieuse, créatrice de mirages, convulsive, castratrice. Elle rapetisse.
La peur paralyse tout. Les réacs peuvent être alors dans la dimension basique de l'existence : la survie. Seuls les plus intelligents parviennent à construire de véritables croyances, peut être même
une idéologie pour les meilleurs. Mais quelle idéologie !
Seulement, la peur pour quelques uns, l'effroi pour la majorité, ne serait ce pas le déclin pour tous ?

mercredi 10 décembre 2014

Tous les dimanches....bla bla bla ou la la la...

Je vous ai tous lu, même les commentaires, et je vous ai tous compris ( très intéressant mais je n'ai pas le temps de faire de lien) .
Désole mais je trouve ce débat désuet, suranné, désopilant.
J'aime bien ces trois mots, surtout suranné qui me rappelle une merveilleuse chanson de Bashung "Tant de nuits". Je m'égare.
En réalité, ce n'est pas la discussion qui m'ennuie mais la cristallisation de l'opposition de gauche à la loi Macron sur cette mesure.
Je me demande si les gens se parlent, enfin échangent des idées, des opinions, des avis, des réflexions. J'ai quelques doutes.
D'abord, il faut avouer un truc : les gens qui n'ont aucune chance de travailler le dimanche sont pour, ceux qui auraient la possibilité de se faire exploiter sont contre, et enfin, il y a ceux qui travaillent le dimanche depuis longtemps...
Depuis toujours dans nos contrées les magasins moyens ou petits sont ouverts tous les dimanches jusqu'à 13 h. Depuis de nombreuses années tous les commerces grands ou petits ont la possibilité d'être ouvert cinq dimanches par an. Que propose la loi ? Douze au lieu de cinq, pour décoincer un peu les achats ratés car réalisés sur internet au mieux. Je rappelle que l'épargne va très bien en France et que faciliter la consommation des gens qui n'ont pas le temps de tout faire le samedi ( avec embouteillage et file d'attente ) favorise le dynamisme économique, pour être très court.
Je répète, on est sur douze dimanches sur 52. Je rassure les derniers sceptiques, quand on travaille le dimanche, on ne travaille pas toute la semaine.
Que pourrait on rater durant ces douze dimanches ?
Aller à la messe ? Bon, je n'insiste pas.
Un repas de famille ? Il en reste 40, on peut trouver une autre date. Cela dit quand on travaille le dimanche, on n'est pas obligé de travailler aussi le samedi.
Un rendez vous sportif ? C'est vrai, dans les villages les matchs de foot ou de rugby sont souvent le dimanche. Il faut prévoir que les magasins ferment à 13h. Ça tombe bien, c'est déjà ce qu'il font.
Un rendez vous culturel ? Même réponse que les deux questions précédentes.
Alors, ce serait un choix de société ? Pour sept jours de plus par an, et encore si on est volontaire ...
Le symbole ? C'est très con comme symbole et surtout très racoleur car populiste.

Par contre, dans la loi Macron, il y a un truc sur les prud'hommes qui ne me semble pas super super...mais je ne suis pas un spécialiste.

Pour terminer, je crois qu'il faut tenter de trouver des idées réformatrices et progressistes car, au delà de l'augmentation du chômage, il faut avoir à l'esprit que le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté de plus de 14 % en trois ans dans une région pourtant moins touchée par la crise ( l'Aquitaine). De ça, il faut s'insurger, contre ça il faut se battre...


lundi 8 décembre 2014

Deux cents, et puis ?

Comme neuf blogueurs sur dix, je n'échappe pas à cette tradition idiote d'écrire trois lignes pour le seul motif que j'ai réussi l'exploit d'écrire deux cents billets.
Il est vrai que mon 199ieme est le plus court de tous mais il faisait suite à une panne complète d'inspiration ou plutôt d'envie. Car des idées j'en ai plein.
J'aimerais rédiger un billet un peu construit qui donnerait envie sur le dernier Thiéfaine. Un de mes meilleurs commentateurs (pour ne pas dire le meilleur mais je ne veux pas faire de jaloux) m'a déjà offert l'angle et même le titre : Le glossaire de l'inespoir . Je rappelle que l'inespoir est l'absence d'espoir, certes, mais aussi de désespoir...rien que ça, ça interpelle. Sachant qu'en plus, à mes yeux ou plutôt à mes oreilles, il me semble être proche du plus abouti....mais il faut que je l'écoute  encore....un simple problème de logistique acoustique.
J'aimerais aussi écrire quelques lignes sur ce lieu particulièrement émouvant, mais les mots me manquent, qu'est le Moulin de la Résistance en Dordogne. 70 ans après, on entend presque encore le bruit des bottes....
Après ça, difficile d'enchaîner, pourtant, un bon billet pour réconforter un tout petit peu les gens de gauche avec la majorité, serait bien nécessaire. Je devrais dire avec le gouvernement et FH par la même occasion, je n'évoque pas là les frondeurs dont la plupart n'a qu'une ambition preparer au mieux le prochain congrès  et éventuellement sauver son mandat local par la même occasion. Ce billet aurait comme sujet central, le compte pénibilité. C'est une excellente mesure de justice sociale. Permettre aux salariés dont les conditions de travail réduisent statistiquement leur espérance de vie, de partir un peu plus tôt en retraite est de gauche. Les patrons concernés sont d'ailleurs ravis (c'est ironique, parfois je me sens obligé de préciser ) : trop complexe, beaucoup d'imprimés à remplir. Par contre, épuiser la santé de femmes et d'hommes simplement pour l'entreprise et le profit, ce n'est pas compliqué, ça ne les contrarie pas un seul instant.

Je ne sais pas combien de temps ce blog va continuer à m'amuser mais ouvrir modestement des débats, aborder des sujets lourds comme l'antisémitisme et lire les échanges, certes quelque peu volontairement comiques, mais aussi d'un bon niveau et animés souvent de la volonté de convaincre, tout ça me motive encore un peu pour continuer une centaine de billets de plus...on ne sait jamais, fêter le millième billet le jour de la réélection de FH ? Chiche.

samedi 6 décembre 2014

On se fout de la retraite de FH, 2022 est encore loin

Si c'était un trou, la connerie humaine et plus particulièrement celle centrée sur le Hollande bashing, serait le trou abyssal de la sécu.
Désole, j'ai cherché le message essentiel de ce petit billet, je n'ai pas trouvé mieux.
S'intéresser au seul montant de la retraite de FH n'a aucun ... intérêt. Le seul objectif est de casser un peu plus son image déjà bien écornée auprès du grand public. A la limite, ils auraient pu réaliser une enquête, une étude sur le montant des retraites des élus, des haut fonctionnaires, des élites de l'Etat, du public, des grandes entreprises. Sortir des chiffres comme ça, en pâture aux braves gens, c'est minable. Je ne suis pas seul à le penser.
Le pire est que leurs calculs sont faux. Même confortable à mes yeux, sa pension sera bien inférieure.
Il avait d'ailleurs annoncé qu'il renoncerait à son poste au Conseil Constitutionnel. L'ex, par contre n'a renoncé à rien, surtout pas à ses indemnités.
On pourrait, par exemple, s'intéresser d'un peu plus près au maire de Béziers, M. Ménard. Un type qui a abandonné ses idées de gauche au cours de son mandat à RSF (reporters sans frontières). Ça interpelle non ? Quel est le chemin parcouru par ses idées ? Devenir ainsi un réac, tendance FN, après avoir defendu des idées humanistes, de solidarité et de tolérance, toujours avec une grande gueule, certes.
Il s'est battu pour gagner la présidence de la communauté d'agglomération. Il voulait s'amuser encore un peu plus qu'aujourd'hui. Il a perdu. Ses frasques sont nombreuses, il fait encore le buzz avec sa crèche et en déconnant sur la guerre d'Algerie. C'est idiot et ça ne fait rire personne. Au fait, pour toutes ces conneries, combien perçoit il d'indemnités ?
Médiocratie, mediacrité 

jeudi 4 décembre 2014

L'antisémitisme comme le racisme n'est pas une opinion...

Fondapol par son président Dominique Reynié a publié un rapport sur l'antisémitisme dans l'opinion publique française.
Ces nouveaux éclairages sont le fruit de l'analyse de deux enquêtes qui ont été menés par l'IFOP (je crois) avec une méthodologie ad hoc.
Les résultats ne sont pas surprenants, ils distinguent quatre foyers d'antisémitisme.
Le premier, par ordre d'importance, s'exprime au sein des sympathisants du FN. L'extrême droite traditionnellement raciste est toujours antisémite. On constate par exemple que ces gens pensent à 51% que les juifs ont trop de pouvoir dans le domaine des médias, alors que la population dans son ensemble ne sont que 22 % de cet avis. Les sympathisants du FN sont 53% à vouloir éviter d'élire un président de la république juif, alors que dans l'ensemble ils ne sont que 21 % du même avis. Enfin, ils sont 46% à penser qu'on parle trop de la Shoah, moitié moins dans l'ensemble de la population.
Le second groupe ne surprendra personne puisqu’il est constitué des musulmans. Ils sont par exemple 61 % pour trouver que les juifs ont trop de pouvoir dans les médias mais seulement 33% à eviter d'avoir un président de la république juif. Il est à noter que l'antisémitisme est croissant avec la pratique religieuse....dans ce groupe bien entendu (quoique...)
Le troisième foyer existe au sein des sympathisants du Front de Gauche, les résultats sont moins nettes mais l'antisémitisme y est plus présent que dans l'ensemble de la population.
Le dernier foyer enfin s'exprime au sein des réseaux sociaux...
Je ne m'étendrai pas plus sur les résultats de ces enquêtes qui confirment la plupart de mes convictions qui ne sont pas seulement l'expression de clichés ou de caricatures. Je ne fais pas de lien (trop chiant en ce moment avec l'iPad), vous avez tous les éléments pour trouver le rapport si cela vous intéresse.
L'antisémitisme comme le racisme n'est pas une opinion respectable, ce n'est que des ersatz de pensées merdiques de brutes épaisses ou malfaisantes. On peut rappeler que l'expression de provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence, à raison de l'appartenance ou de l'origine raciale ou religieuse est sévèrement punie par la loi.
Ce n'est plus une opinion et ça peut devenir un délit (je rassure certains, on peut crier tout seul au fond de son lit qu'on déteste les noirs, on ne risque rien....)

mardi 2 décembre 2014

La dictature des notes

Tout au long de notre vie, on est noté, et mesuré, pesé, jaugé, comparé, jugé, évidemment toujours de manière objective. La notation, cette tradition bien française, est tellement ancrée dans nos mœurs que les fonctionnaires, par exemple, sont encore notés même à 65 ans comme lorsqu'ils étaient enfants. Le système a un peu évolué mais l'idée reste la même. Refuser le système peut mettre en péril votre carrière, vos résultats n'ont pas l'importance de l'acceptation de la procédure. Je vous laisse imaginer la perversité et l'hypocrisie du sytème.

On est tellement conditionné que l'on se fout de savoir si notre enfant maîtrise la lecture, le calcul ou a retenu l'essentiel de sa leçon, il suffit qu'il ait obtenu un 14 pour les uns ou un 18 pour les autres et nous sommes satisfaits. La note apparaît alors comme une mesure absolue, de son savoir, de son savoir faire ou de son savoir être.
La mauvaise note ne mesure rien, c'est une punition. D'ailleurs, en dehors de tout travail scolaire, la menace majeure de l'enseignant était le zéro. " arrête de parler ou je te mets un zéro"
Tout cela était de la pédagogie de haut niveau.

Les réacs sont mécontents du système scolaire actuel, on se demande vraiment pourquoi. Il est encore d'un archaïsme sans vraiment d'équivalent ailleurs....
Au fait quelle note mériterait mon billet, la moyenne ? Non ? Tant pis c'est écrit.

L'emploi pour les nuls

Non, Monsieur Macron, les emplois aidés ne dénaturent pas la politique de l'emploi. Elle est constituée de nombreux axes de développeme...