dimanche 27 avril 2014

L'Europe, l'Europe, l'Europe ...



J'ai beaucoup d'admiration pour les blogueurs qui rédigent de très beaux Billets de Fond sur le thème de laConstruction  européenne ou sur son fonctionnement, avec un objectif, intéresser les électeurs ou simplement lecteurs aux enjeux, et réduire les risques d'un nouveau record d'abstention.
Tout ça est très utile car pédagogique mais est ce suffisant ?
Cela reste complexe et obscur pour une majorité de la population. Même la vulgarisation, la synthèse ou la simplication restent des exercices difficiles. La reprise d'une infographie Ici est intéressante  ( les commentateurs sont moins inspirés).


Le PS publie un document intitulé "74 questions et réponses", " Pour réorienter l'Europe".
Si, ça vous intéresse, vous trouverez bien ....
Tout est abordé, j'ai choisi trois questions :
Pourquoi sommes nous pro européens ?
Faut il sortir de l'euro ?
Une Europe qui protège ?

Ces interrogations en entraînent  d'autres ou décrivent de nouveaux concepts comme la société du bien vivre en réponse  à la première question. Le bien vivre  pourrait se définir en trois mots : prospérité, sécurité et démocratie. C'est la mise en exergue de la garantie de la paix en Europe.

La seconde question en génère  une autre, amusante et plein de bon sens : Sortir de l'euro , pour entrer dans quoi ? Les risques sont majeurs concernant la dette, l'épargne ou même l'inflation qui pourrait
s'envoler avec l'augmentation du coût de l'énergie. A ce jeu, les pauvres seraient encore plus pauvres et les riches plus riches. Ce n'est pas nouveau, les stats de la décennie précédente en sont la preuve. Par contre la nouveauté résiderait dans l'extension de la paupérisation de la population française et de quelques autres européennes.
Bref, avec l'euro, certains considèrent que la situation n'est pas brillante. Intuitivement on s'en doute, les règles macroéconomiques de base le confirment, un retour au franc serait catastrophique. Au final, qui pourrait prôner sérieusement cette solution, en dehors de quelques réacs adeptes du "après moi le déluge" ?
Enfin, la dernière question m'a intéressé par une des problématiques sous jacentes, comment créer un salaire minimum européen ? Sachant que, d'une part il n'existe pas partout et que d'autre part cette
variable possède un coefficient de variation particulièrement haut de gamme. Entre le roumain et le français, il n'y a pas qu'un gouffre de différence. L'idée a donc de l'avenir.
Une première solution proposée serait d'instituer un salaire minimum dont la valeur serait équivalente à 60% du salaire médian.....
Certes, il vaudra mieux être luxembourgeois....

mercredi 23 avril 2014

Des stats pour tous



L'Insee fait le buzz en publiant les premières données chiffrées concernant le nombre de mariages entre personnes de même sexe. Il représente 4% du total ! Et encore,il y a un effet retard, un effet d'aubaine...enfin ce que vous voulez mais il est probable qu'en année courante ce chiffre soit encore inférieur. C'est en effet une révolution sociétale insupportable...
Toutes ces manifs pour ça.... D'ailleurs, les réacs le sentaient venir car ils parlent maintenant de manif fourre tout. C'est gracieux...
En y regardant de plus près, on peut constater qu'après une augmentation en 2012, les données provisoires 2013 montrent que le nombre de mariages baisserait sensiblement. Finalement, le mariage
 pour tous pourrait sauver cette institution....et combler un peu les pertes du secteur.
Cela reste anecdotique au sein d'un bilan démographique où l'on constate par exemple que le nombre de décès augmente, tout comme l'espérance de vie, justement parce que l'espérance de vie avait déjà beaucoup progressé ....

L'Insee encore, nous annonce que tout augmente sauf le nombre de fonctionnaires....d'Etat qui diminue de 1 % en 2012...compenser par une augmentation du nombre de territoriaux, il est vrai. Tout cela se justifie et ce n'est pas toujours une mauvaise nouvelle. Bien entendu, l'externalisation pourrait réduire drastiquement le nombre de territoriaux mais cela a aussi un coût. Par exemple, une restauration collective privatisée peut être plus chère pour le contribuable et surtout pour l'usager (surtout dans le cas d'une petite collectivité).
Et puis 0,3% d'augmentation des effectifs quand la population augmente de 0,6% en moyenne annuelle, est ce vraiment un problème ?

mardi 22 avril 2014

Européennes : les femen contre le FN


La campagne des européennes démarre mollement. Une action des femen pourrait, sans durcir le débat, au moins dynamiser les enjeux.
A vrai dire, ces élections ne passionnent pas moins les électeurs que les précédentes. Pas plus non plus.
Les femen sont remarquables par leur romantisme verbal. Je crains qu'elles soient les dernières à oser qualifier les membres du FN de fascistes. Aux yeux de nombre de médias, ils ne seraient que des émanations d'une droite un peu plus réac que la moyenne. Les femen ont le courage de ne pas changer d'opinion à leur égard. Elles ont bien raison.
En attendant, je n'ose espérer que leurs actions aussi spectaculaires soient elles changent radicalement le résultat tout aussi prévisible que catastrophique pour la gauche. J'ai bien dit la gauche et pas seulement le PS. Contrairement à ce qu’imaginent nos concurrents mais néanmoins amis et même
alliés (parfois) du Front de Gauche et de EELV, la défaite du PS sera contagieuse (sauf catastrophe écologique d'ici fin mai).
Par conséquent, il faut compter sur les sociaux démocrates des autres pays afin d'espérer l'élection de
ce sympathique Martin Schulz dont l'action pourrait compenser les raideurs de la chancelière toute puissante.
A propos de raideurs, je ne peux m'empêcher de citer la "Lettre" de Juppé à l'Union Européenne. Tout y est, critique de la politique étrangère pour le Mali, la Crimée, besoin de réforme mais aussi de gouvernance efficace, arrêt de l'unanimité, stimulation de la croissance, urgence climatique...etc... D'un côté, cela m'ennuie de le citer, de l'autre je m'inquiète pour les réacs ...de droite (vers qui vont ils se tourner ?), et enfin, on peut s'interroger, voterait il Schulz ? Il est vrai que le diable est dans les
détails (et ceux là ne sont décrits dans sa lettre....)

lundi 21 avril 2014

La voirie au maire de VO


Quel intérêt ? Je sais aucun. Mais ça me fait plaisir d'annoncer que le maire de Villenave d'Ornon a été élu vice président de la communauté urbaine de Bordeaux, en charge de la voirie.
Certains pensent, mais pourquoi se moquer, la voirie est essentielle dans la vie de la cité.
Un problème quand même, c'est le domaine qui pourrait être réservé ( ou préserver) aux municipalités lors de la transformation de la CUB en métropole.
Je constate aussi que ses équivalents lui confient la responsabilité des aspects les plus stratégiques d'une communauté. Finalement, les quelques uns qui ont voté contre lui, ne sont pas les seuls à douter de ses capacités dans des domaines plus complexes.
Pour être honnête, ce type d'élection, nomination, auto désignation, n'est qu'un jeu de répartition de rôle afin d'assurer l'essentiel, l'indemnité. En effet, il faut garder en tête que l'indemnité d'un vice président est supérieure à 2 000 euros. Il y en a 26, élus, auxquels s'ajoutent 11 maires non élus.
Je rappelle qu'être maire de VO permet de percevoir une indemnité supérieure à 3 000 euros ( je n'ose rappeler que son fils perçoit une indemnité d'adjoint). Je crains que ses revenus ne s'arrêtent pas là mais ce n'est pas ce qui m'intéresse. Dans l'absolu, on peut penser que ces indemnités sont méritées de par l'importance des travaux et des fonctions assumes.
Simplement, certaines missions apparaissent un peu trop fictives dans un contexte où la métropole deviendra la collectivité la plus importante. La voirie, c'est ridicule, non ?
Cette évolution aura comme première conséquence la réduction du contour des missions et du rôle du maire. Mais va t'on baisser son indemnité puisque par ailleurs son indemnité d'élu intercommunal
augmente  ?
La réduction des dépenses doit rester la priorité....?.....

dimanche 13 avril 2014

Valls à quatre temps


Après le temps de la composition du gouvernement, en deux temps, ministres puis secrétaires d'état, celui du discours de la politique générale, voilà que le temps du péri éducatif s'invite au conseil municipal de Villenave d'Ornon. Le sujet abordé par Manuel Valls a marqué les esprits de droite.
Le coût de la réforme des rythmes scolaires a, semble t'il animé quelque peu la séance du conseil.
Pas grand chose à ajouter.
Il convient néanmoins de souligner que, pour l'instant, rares sont les communes, même de droite, qui font participer financièrement les parents à ces nouveaux temps.
Et puis, je ne peux m'empêcher de relever la réponse du maire à l'opposition qui réclamait la gratuité.
Considérer les parents d'élèves comme des usagers d'un service lambda alors que l'éducation est le fondement de l'avenir d'une nation est symptomatique du peu de conscience politique d'un maire inconnu pourtant réélu à près de 60 % des Villenavais qui se sont prononcés (seulement 35% en réalité). Mais, après tout, tant pis pour les autres.
Par ailleurs, l'assouplissement évoqué par le Premier Ministre, méritera d'être préciser rapidement. La réforme fondamentale de Vincent Peillon ne doit pas se diluer au bénéfice du doute.

mercredi 9 avril 2014

La gauche à l'épreuve du pouvoir

Non, non, je n'ai pas d'autre idée. Je n'ai qu'un titre en tête.
J'ai un peu de peine à voir à quel point Valls est critiqué. Seulement, j'ai en même temps beaucoup d'estime pour les socialistes militants ou pas qui le critiquent. Leurs positions radicales m'inquiètent. Oh, pas d'inquiétude pour le gouvernement, quoiqu'il fasse, j'ai l'impression que la gauche au plein de bons sentiments à déjà décidé que Valls était à droite ou trop à droite. Ils ont peut être raison. Finalement, c'est pour moi que je me soucie. Suis je à droite ? Me suis je droitisé après m'être recentré, il y a une vingtaine d'années ?. Il faut que je précise qu'il y a trente ans (j'étais tout petit) j'étais spectateur sympathisant de la LCR. A quinze ans , j'étais membre de la Jeunesse Communiste (c'était avant la Ligue).  Comme quoi, la politique du vingtième siècle était riche mais complexe, trop compliqué pour un cerveau d'adolescent qui souhaitait simplement un peu plus de justice sociale, d'égalité des chances ( combien de fils d'ouvriers en terminale C ? Je pose la question aux vieux) de partage de richesse, d'amour pas seulement de son prochain, d'amour tout court mais sans religion...un peace and love théorisé finalement.
À la réflexion, non je ne suis pas de droite, ni du centre droit, ni du centre, ni même du centre gauche. Certes, étant adhérent  au PS, je suis d'une gauche modérée, convaincu que l'emploi est une vrai richesse, que l'insertion par le travail est la priorité des priorités. Aussi, faire une politique contraire à cette question fondamentale, n'est pas de gauche. L'objectif n'est pas de favoriser les entreprises pour enrichir les entrepreneurs mais de tenter de redonner la dignité au plus grand nombre. Dans le même temps ou presque, il conviendra de favoriser une juste redistribution. En effet, la création de richesses n'a de sens que si on la partage. Dans le même temps, il faudra être attentif à l'égalité des chances. Dans le même temps, il faudra arrêter d'endetter pas la France mais les français. Dans le même temps, il conviendra de mettre l'Europe sur de bons rails...bref que des trucs en phase avec les ideaux du Front de Gauche ...par exemple.
Pour terminer, quand on doute d'être toujours en phase avec la gauche qu'on a porté au pouvoir, un peu comme un prêtre pourrait douter de sa foi, il suffit durant quelques minutes se souvenir des projets bien à droite, des premières mesures de Sarko par exemple, de se remémorer les paroles hautement fédératrices de Sarkozy en ballade au salon de l'agriculture, à l'encontre des fonctionnaires,  en voyage en Afrique, à son amour pour l'argent tant partagé avec ses amis de droite
(la vraie), et puis vous verrez, le doute s'estompe et on est à nouveau vite convaincu qu'il faut tout faire pour que ce gouvernement réussisse afin d'éviter un vrai retour de la droite. Je sais, c'est un peu manichéen, et alors ?
C'était juste un titre. J'en avais un autre à l'esprit : L'autre gauche, l'envers de la droite.
Mais cela pourrait laisser penser que la gauche se définit en fonction de la droite. Non, il ne faut pas exagérer, les idées de la droite sont tellement simplistes en ce moment à l'image de leurs vociférations immondes à l'assemblée durant le discours de Valls...

dimanche 6 avril 2014

Le courage en politique


Le NPA presque moribond n'a jamais imaginé l'exercice du pouvoir.
Le Parti de Gauche l'a rejoint assez rapidement des qu'ils ont été certains de la défaite de Sarkozy.
Le PC n'a jamais candidaté à un poste gouvernemental ou à responsabilité nationale mais reste très attaché à ses mandats locaux coûte que coûte.
EELV a quitté le gouvernement outrageusement en réalisant un bruit médiatique sans précédent dans une telle circonstance. Ils se posent même la question du soutien au nouveau gouvernement.
Et maintenant, un petite centaine de parlementaires socialistes adresse une lettre au chef du gouvernement exigeant l'élaboration d'un contrat de majorité.

Ces décisions, ces opinions, ces stratégies, ces postures, sont elles l'illustration du courage en politique ?

Faisons le point.
Le NPA, ok, il n'est pas là pour gouverner. Il souhaite simplement au mieux servir d'aiguillon d'une gauche trop timide, au pire se battre dans la rue. Aujourd'hui, ce n'est même pas le cas, pour eux, c'est la droite libérale qui est aux manettes.
Le front de gauche n'est plus que virtuel. Le Parti de Gauche  est certain d'être une alternative crédible au pouvoir en place. Le PC vit encore sous une tente dont l'oxygène est distibuee par le PS.
Les premiers détruisent FH consciencieusement pièce par pièce dans les esprits des sympathisants de gauche. Les seconds observent et prient pour conserver ses postes de sénateurs.
EELV....les bras m'en tombent. Mamère est parti. Dany ne comprend pas tout ou plutôt trop bien.

Et oui les élections européennes sont dans un mois et demi. Ça devrait le faire à court terme. A long terme, ils misent sur le rejet d'une politique trop tout (complexe, pragmatique, budgétaire, austeritaire, sérieuse, antidémagogique, responsable, juste.....) mais impopulaire.
Il est bien évident que FH prend ce type de décision par masochisme en étant certain qu'elles vont échouer.
C'est la raison pour laquelle, certains Députés trouvent très opportun de constituer une fronde anti gouvernementale avant même le discours du nouveau Premier Ministre. C'est en effet le meilleur moyen de démontrer la cohésion de la majorité.
Certains ont des idées très originales du genre " contre l'austérité et pour l'égalité et le partage des richesses". Pour le coup, cette idée est partagée même par le FN. D'autres affirment que le temps du parlement est venu. Peut être. Il suffit de se mettre au travail, pour aller plus loin, il faudra attendre la sixième république, improbable compte tenu de la composition des deux chambres. Ensuite, les
frondeurs veulent obtenir une réorientation  européenne. Ce n'est pas faux. Il suffit qu'ils demandent gentiment à Angela et ça s'arrangera.
Finalement, presque autant qu'à droite, la maladie des égos fait des ravages.
Alors, on s'auto-dissout ?





vendredi 4 avril 2014

Le rebond de l'économie française



L'Insee titrait "La zone euro retrouve un peu de tonus". C'est encourageant mais on revient de loin.
On peut lire un peu plus loin que le PIB a tout juste retrouvé son pic du premier trimestre 2008, fin 2013.
Les mauvaises langues diront un quinquennat pour rien. Celui de Sarkozy évidemment...ce n'est pas faux.
En même temps, la moyenne de la zone euro est encore à 2% en-dessous du même pic. Nos politiques ou notre système économique et social ne sont pas si nuls.
Les prévisions de croissance sont de 0,1% au premier trimestre et 0,3% au second.
FH et sa politique économique méritent ils toutes les critiques (et la défaite électorale)  ?
J'entendais hier encore des contre vérités dans la bouche de journalistes influents : " le déficit à augmenté en 2013". C'est faux, il a baissé de 0,6%...mais un peu moins qu'attendu (-0,8%).
Des efforts importants seront encore nécessaires et tout le monde n'est pas prêt à l'assumer. La lâcheté ou la traîtrise, ce qu'on appelle en réalité le sens politique de EELV est emblématique à cet égard.
Pourtant, l'output gap (écart entre le niveau potentiel et le niveau effectif de production) de
l'économie française semble très favorable. Il est nettement négatif, ce qui démontre un potentiel de rebond économique très significatif.
C'est tout ce que je souhaite. Certains pourraient alors regretter de jouer les déclinistes. Car, par ailleurs, on peut penser, qu'hormis son don pour faire le buzz, Ségolène Royale est bien capable de mettre tout en œuvre pour faire une politique environnementale en adéquation avec les besoins et les moyens du moment.

jeudi 3 avril 2014

Et je suis fier, et je suis fier...


Né le 28 juin d'une année du siècle dernier à Dijon, je suis assez satisfait de voir François Rebsamen nommé au Travail. Tout le monde l'attendait à l'Intérieur, lui aussi l'espérait (déjà en mai 2012).
Moi finalement, je préfère. Le ministre de l'intérieur quel qu’il soit a toujours une image autoritaire et antipathique. La fonction impose une volonté d'ordre absolu.
Celà aurait été dommage qu'une ville emblématique de la douceur de vivre, de l'art du boire et du manger, soit associée à l'image d'un homme qui se sente obligé de jouer au shérif.
J'ajoute que cette belle ville porte bonheur à ses élus. En effet son prédécesseur fut aussi Ministre. Robert Poujade fut sûrement l'un des tous premiers ministre de l'écologie.
Celui ci n'a bien entendu rien de commun avec le poujadisme. Lui même avait (presque) succédé au chanoine Kir, plus connu pour la création d'un doux breuvage que par sa longue et brillante carrière politique de maire et de député.(ou du lac éponyme)



L'emploi pour les nuls

Non, Monsieur Macron, les emplois aidés ne dénaturent pas la politique de l'emploi. Elle est constituée de nombreux axes de développeme...