samedi 30 novembre 2013

La défense légitime

Il avait tout pour déplaire. Il était criminel, braqueur, récidiviste de surcroît, et en plus il s'attaque aux personnes victimes emblématiques de notre société chaque jour plus violente.
 Il est exact que les bijoutiers n'ont rien fait pour être la cible des gangsters. Ils ont profité malgré eux de la montée scandaleuse des cours de l'or. Ce n'est pas une raison pour les dépouiller de leurs biens.
Il faut lutter fermement contre la violence inhumaine de ces braqueurs.  En même temps, celui dont je parle depuis le début, Il ne faut plus lui en vouloir. Il est mort. 
Il est mort sans violence, dans le respect de la vie humaine, dans le cadre de la légitime défense. Ouf ! J'ai craint un moment qu'il s'agissait d'une volonté croissante de faire justice soi-même. J'ai craint un moment que des mouvements populistes grandissants dans ce pays influencent le comportement d'honnêtes commerçants. J'ai craint un moment que des partis extrêmes à droite de l'échiquier politique stigmatisaient et profitaient de ces situations pour faire progresser le sentiment d'insécurité, la peur en général, pour faire avancer leurs idées nauséabondes.
Non, il n'y a aucun doute, le bijoutier a bien agit dans le cadre de la légitime défense, après avoir tiré, une fois, deux fois, trois fois et quatre fois avant de se rendre compte que ses biens n'étaient plus en danger, et que sa vie ne l'a jamais été. En effet, ce braqueur n'avait pas plus de munition que d'arme réelle. Je pense que sans l'intervention de son brillant avocat, Maître Dupond-Moretti, ce pauvre bijoutier n'aurait pas bénéficié si vite du statut de témoin assisté.
Loin de moi l'idée de défendre ces criminels ; il m'est d'ailleurs tout aussi difficile d'accabler ce bijoutier même si son acte a eu pour conséquence , la plus grave qui soit, la mort d'un homme. Qu' aurais je fait à sa place ?
Seulement je mets en garde tous ses soutiens. Ils ne sont pas tous désintéressés et plein de bonnes intentions. Ce climat peut créer d'autres drames plus graves encore.
Je crains aussi que la prochaine fois qu'un braqueur tentera s'introduire dans une bijouterie, il ne le fera pas équipe  seulement d’un pistolet en plastique.
Se défendre, ok. Mais le far west, c'est terminé. Laissons travailler les pros : la police et la justice.( en plus des systèmes de sécurité).

vendredi 29 novembre 2013

Sale pute

Au bureau la semaine dernière, je reçois une communication téléphonique d'une personne (femme) potentiellement concernée par l'activité principale de ma division. Alors que j'étais en train de tenter de la convaincre d'y participer, elle m'a lâché un "sale pute" qui m'a complètement saisi et a raccroché. Stupéfiant. L'effet de surprise passé ( quelque peu contrariant, faut bien l'avouer), je n'ai pu m'empêcher de sourire tant la situation était grotesque. En effet, pour ceux qui l'ignore encore, je suis un homme doté d'une voix relativement grave. Impossible pour elle de se tromper. Il y avait d'autres raisons pour lesquelles cette insulte s'était proposée dans son esprit fatigué en premier sans aucun énervement préalable.
A mon sens, il s'agissait pour elle de marquer un coup décisif  m'empêchant ainsi de poursuivre mon argumentation. Il fallait que l'insulte soit forte, implacable, déterminante.
Ce petit incident est tout à fait symbolique. Il peut participer à contrer une certaine argumentation irréaliste des opposants à la loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel. Ils considèrent que c'est un métier, qu'il est respectable et que les personnes qui l'exercent sont libres et heureuses de le pratiquer. Je caricature à peine.
Si tout cela est exact, je me demande bien pour quelles raisons, "sale pute" est l'insulte majeure qui
permet de signifier à la personne
qui la reçoit qu'elle n'est en aucun cas respectable, crédible et digne d'intérêt. Une esclave contemporaine en quelque sorte à laquelle on refuse toute dignité humaine.
Cette loi est essentielle.
Même la droite parlementaire la plus conservatrice s'est gardée de s'y opposer p

jeudi 28 novembre 2013

Les vieilles peurs des néocons

Avant même le dossier du Point, on pouvait s'en apercevoir tout au long de certaines émissions  ou à longueur d'articles, les conservateurs d'un genre nouveau sont à la mode. Certains pensent même que leurs idées sont majoritaires en France.
Alors c'est vrai, ils m'intéressent plus que Valérie Pécresse par exemple (sous mes yeux face à Moscovici). Ils remettent en cause des idées qu'on pouvait penser irrémédiablement enracinées dans notre société, l'organisation politique, nos vies quotidiennes. A mes yeux ils ont tort sur tout, mais leurs arguments intelligemment avancés et leur culture habilement utilisée permettent de prendre du recul, d'imaginer des corrections sur tel système ou telle organisation.  En clair de faire l'effort d'analyse sur des sujets d'apparence évidents.
Ils sont contre l'euro. Tous ne prêchent pas pour un retour au franc mais ils veulent mettre en œuvre de systèmes qui permettraient de reprendre le contrôle total de la monnaie au détriment de la banque centrale. En tout cas, pour eux, sa mise en circulation fut une erreur.
Dans le même ordre d'idée, ils sont contre l'Europe, sans le dire vraiment . En réalité, ils sont résolument opposés à un politique étrangère commune, à une politique économique commune, à une politique sociale homogène .....
Et puis, ils sont antimondialistes. C'est l'aspect le plus complexe car il peut varier en fonction des sensibilités. Certains pourraient même exprimer leur adversité à la mondialisation avec des arguments  racistes ou islamophobes.
L'introduction du dossier du Point liste aussi leur opposition au libéralisme. C'est moins flagrant mais
 lorsqu'elle est avérée, cette particularité s'attache surtout a la critique de la société libérale plutôt qu'au libéralisme. Souvent, toute évolution sociétale leur parait suspecte.
Il est probable que je ne lirai jamais ce dossier du Point (3ième citation) mais cette nouvelle appellation me plait bien. D'ailleurs, je crains que dans la rédaction de ce journal quelques exemplaires de néocons soient aussi bien identifiés.

mercredi 27 novembre 2013

En finir avec l'ancien régime

 J'aurais pu aussi titrer "le brainstorming fiscal", tant l'initiative hollandaise d'Ayrault a atteint son objectif, déplacer le débat polémiste vers la politique.
Quoi de plus politique que les décisions en matière de fiscalité surtout quand elles se déclinent sur plusieurs années ?
Hormis les idées déjà bien connues, fusion de la CSG et de l'IR, prélèvement à la source, élargissement de l'assiette, suppression des niches fiscales liées au seul IR (37 milliards quand même) , il y a des moments d'inventivité.
Loin de moi la volonté de mettre en avant le leader de l'UDI mais il faut bien reconnaître que Borloo a proposé deux idées assez originales même si elles ne sont pas complètement nouvelles : un référendum et un impôt sans frontière.
Le référendum serait la roue de secours en cas désaccord entre les partenaires sociaux. Pas idiot mais anticonstitutionnel, c'est presque certain.
L'autre proposition consisterait à rendre obligatoire le paiement de l'impôt français même après un départ à l'étranger (après déduction de l'impôt du pays d'accueil). Lors de la pré campagne de 2007, DSK avait déjà proposé un impôt similaire limité au taux de 1 %. On pourrait définir ainsi un impôt citoyen français. D' un point de vue éthique, ce serait tout à fait satisfaisant. Ces français expatriés pourraient venir plus naturellement profiter des largesses de la sécurité sociale . Il n'est pas rare de voir des émigrés dithyrambiques sur le modèle économique anglais ( ou anglo-saxon ) revenir sur le sol natal dès que le moindre bobo nécessite un soin sérieux et efficace ( et gratuit).
Cependant, j'ose espérer que les propositions de cet ancien Ministre de l'Economie et des Finances ( et oui pendant un mois en mai 2007, victime déjà d'un accrochage avec Sarko), ne se limiteront pas à ces deux gadgets intéressants mais bien insuffisants.
L'enjeu est de réussir l'introduction des mesures lourdes citées plus haut (avec par exemple une
progressivité de la CSG)et de réformer la fiscalité locale  dans sa globalité pour plus de simplicité et d'équité.
J'avoue qu'au début de mon billet j'avais envie de me moquer un peu de de Borloo et je me suis laisser prendre au jeu de l'analyse pragmatique ....pléonasme ?

mardi 26 novembre 2013

Dur à avaler


Un article récent de Mathias Lachenal est tout à fait intéressant. Il est principalement centré sur les propos populistes et populaires autour du concept de ce qui est Bien français.  L'analyse s'appuie sur des propos de journalistes sportifs. Finalement, ce qui est bien français par exemple est d'encenser une équipe qu'on enterrait quelques jours avant. A cela, on peut ajouter sans trop se tromper que l'on considèrait cette même équipe peu représentative de ce qui est bien français. Néanmoins, sachant ce qui l'est bien, incite peu à l'être. 
L'actualité du jour est marquée par le décès de Lucien Neuwirth père politique d'une belle avancée sociétale bien française, la pilule. Son courage de gaulliste face aux forces conservatrices de droite (les mêmes opposées à l'avortement ou au mariage pour tous ?) était remarquable.
La décision de Dominique Voynet peut elle être qualifiée aussi de courageuse ? Renoncer à candidater à sa propre succession dans une commune 100 % à gauche, refuser de subir un peu plus les insultes et la violence politique....un cri médiatique ? Un désespoir soudain ? Une perte de motivation ? En tous cas, pour les Montreuillois qui la soutenaient encore et qui espéraient une réelle modernisation de la vie politique locale, la pilule est dure à avaler.

lundi 25 novembre 2013

Quel adversaire pour Martine Jardiné ?


Le fameux "Boomerang" devrait nous fournir toutes les infos nécessaires pour mieux connaître l'adversaire de droite de Martine Jardiné.
De fait, il y a son adresse Facebook mais elle est fausse...ne cherchez pas elle n'en vaut pas la peine, et il y a son site internet : pujol2014
Voilà, donc c'est le maire de Perpignan qui sera la tête de liste de la droite villenavaise..étonnant, non
Si toute la campagne du sortant est à l'image de ses outils de communication, les chances de la conseillère générale du canton sont maximales.

dimanche 24 novembre 2013

Vous les médias

Depuis quelques jours je souhaitais traiter un sujet important à mes yeux, capital pour la démocratie, le journalisme. Les idées étaient là, les principes posés, le plan de l'article presque clos.
Et puis, j'ai écouté Manuel Valls,  Nicolas Demorand , et d'autres qui posaient des principes incontestables, fondamentaux sur le rôle du journaliste dans notre société. Du coup (comme on dit maintenant), mon argumentaire devenait bien plat, mes idées bien "reçues", mon discours bien banal. Et puis, j'ai visionné quelques minutes, vraiment quelques instants d'une émission télévisée de France5. Comme souvent Jean-François Kahn abordait brillamment le sujet d'une manière différente. Il trouvait que sur ces aspects certains commentateurs exagéraient vraiment. En résumé la liberté de la presse n'est pas en danger parce qu'un cinglé est devenu criminel dans le hall d'un grand journal  indispensable aux débats politiques et sociétaux, même s'il n'est pas toujours intouchable, incriticable, lumineux etc...
Il (JFK) a même mis en cause violemment les médias dans leur ensemble en faisant valoir leur surdité, leur ignorance du fossé qui se creuse entre eux et les français. L'exemple qu'il donnait était le résultat des référendum sur le traité européen en 2005 complètement opposé à l'opinion unanime des médias. Je pense que cette dichotomie n'est pas nouvelle et elle perdure aujourd'hui.
Beaucoup ne ressentent aucune adéquation entre leur vécu et le travail des journalistes. Les difficultés de certains pour rendre compte des manifestations des bonnets rouges est un autre exemple. Ils sont considérés comme l'élite, quasi suppôt de ce gouvernement socialiste toujours illégitime dans nombre d'esprits. Entre parenthèses, lorsqu'il est possible de voir quelques images de ces fameux bonnets, on peut se poser des questions quant à leurs sources de motivation (ou leurs origines bretonnes).
Mon expérience personnelle en terme de relations avec les journalistes est bien modeste ; trois ou quatre interviews pour la radio, guère plus d'une dizaine d'interview par la presse. A chaque fois, mon objectif était de communiquer très simplement vers le "grand public", vulgariser peut être des sujets qui aurait pu paraître bien obscur, et celui du journaliste était de .....remplir un petit coin de page ou une petite demie heure d'émission et sûrement un désir d'informer....quand même.

Il m'apparaît donc impensable d'amalgamer toutes ces missions d'information si hétérogènes. Il est impossible de considérer les médias comme un seul pouvoir.  Au contraire, il est important de mettre en avant les différences facilement repérables notamment dans la presse. Car enfin, même s'il est exact que les médias télévisuels sont peu disparates, la presse écrite couvre quant à elle toutes les opinions possibles de l'humanité à Minute en passant par Libération, Nouvel Obs, Causeur et Le Figaro....
Néanmoins, les médias doivent être en mesure d'engager une réflexion en leur sein afin de répondre à ce mouvement  dangereux, populiste sûrement qui dénigre toute représentation médiatique.


jeudi 21 novembre 2013

Woerth


On ne dit pas son nom, on le vomit : woerth. 
Cet homme politique s'est constitué une solide carapace avec toutes les casseroles qu'il trainait. A chaque fonction au moins une affaire et le mot est faible. Trésorier de l'UMP , l'affaire Bettencourt ; maire de Chantilly, financement de l'hippodrome ; ministre du budget, on citera par exemple l'affaire Tapie avec une exonération d'impôt pharaonique.
Il est évidemment le mieux placé pour donner des conseils au gouvernement. Enfin lui, il en est convaincu. 18 mois de matraquage fiscal, voici ses mots clefs. Augmentation de 1,5 % du PIB  à comparer au 1,1 de Sarko en cinq ans. Il oublie de préciser qu'une bonne part des augmentations est imputable au quinquennat précédent. Les plus impopulaires d'ailleurs, On citera au hasard : le blocage des tranches, l'écotaxe, l'augmentation de la TVA ( réduite considérablement par la gauche)...
Il est vrai que monsieur le Ministre Woerth  (oh pardon) avait quitté le pouvoir et son portefeuille depuis deux ans suite à ses ennuis judiciaires.  
Le plus triste pour les "forces" de l'alternance est que leur choix pour débattre de la réforme fiscal est si faible que nous allons supporter longtemps M. Woooeeerth.

mercredi 20 novembre 2013

Why not ?

J'ai rencontré un succès international avec mon premier article. Plus de quatre cents américains sont venus errer sur mon blog sans y comprendre un traître mot évidemment, attirés seulement par la conjugaison de why et Didstat.
Je renouvelle l'expérience car l'occasion est trop belle. Avec meeting en plus, ils vont peut être comprendre qu'en 2013 en France on est encore obligé de lutter contre les extrémismes et notamment le racisme comme 30 ans auparavant.
Durant cette période, j'avais exhibé fièrement cette main pendant des semaines. A l'époque, j'étais certain que nous étions en train de tourner définitivement une page noire, brune ou grise de l'humanité. Bêtement, inutilement j'avais percé, troué même nombre de polos ou chemises. Je pensais que cette gageure serait vaincue pour toujours. Comme on peut penser aussi à tort que le progrès social  est acquis pour toujours. Il convient plutôt de se demander si tel acquis peut dans ses dispositions freiner le progrès social dans sa globalité.
J'arrête là les lieux communs, et pour faire un lien avec mon billet précédent, je me demande si la droite sociale (oui je sais, oxymore) va lutter aussi contre tous les extrémismes ?

mardi 19 novembre 2013

La droite sociale


  1. C'est idiot mais à chaque mouvement de blocage des camionneurs             , je pense à Allende . Vous comprenez bien qu'il s'agit ici de ceux des patrons routiers. Au Chili en septembre 1973, ils étaient à l'origine des manifestations qui ont abouti au coup d'état de Pinochet. En 1981, les premiers à manifester contre la gauche enfin revenue au pouvoir, c'était eux aussi.
Aujourd'hui, leurs protestations n'ont rien d'original. Elles convergent avec celles de nombreuses autres catégories, toutes éprises de l'intérêt général.
Toutes ces fédérations, associations professionnelles, entrepreneurs petits ou grands ignoraient tout du grenelle de l'environnement, tout de l'écotaxe. Ils faisaient sûrement confiance à Sarko et ses compagnons pour renoncer à sa mise en place.
La droite n'est plus là et tous ces gens luttent pour leurs petits sous, leurs petits fautpasqueçachange, leurs petits territoires, leur petite pollution....alors ils mettent un bonnet ou se transforment en volatiles, pigeons, poussins....
C'est vrai, il est sain pour la démocratie que les personnes se défendent, mais ce conglomérat d'intérêts particuliers devient insupportable.
Pour ceux qui doutent je leur conseille d'écouter Laurent Wauquiez  représentant la droite sociale au sein de l'UMP, notamment dans "on n'est pas couche". C'est un vrai bonheur.  J'écrirai deux mots un jour sur sa proposition phare et surtout très populiste : obliger les bénéficiaires du RSA a travailler au moins cinq heures par semaine afin de retrouver la dignité. D'abord un petit tour dans les centres d'hébergements pour sans abri du type Halte nuit et on en reparlera. 


samedi 16 novembre 2013

Villenave d'Ornon : le maire et sa prose, ridiculement vôtre

Mon billet précédent ne suffit pas. J'évoquais l'homme, son parcours, la tonalité de son papier mais je n'ai que peu abordé le fond ou la forme.
 Certaines questions, je les laisse aux spécialistes, aux techniciens  informés très précisément des dossiers. Il faut être honnête, le maire apporte des réponses sur des points dont tout le monde se fout. De même, sur quelques sujets, sur certaines questions, il y a peu de différences entre l'avis d'un expert de droite et l'opinion d'un spécialiste de gauche.
D'abord la forme : il a écrit ça tout seul, ça se voit. Il ne nous épargne pas la litanie d'expressions ou de citations grotesques même un point vulgaire. Des exemples : "remuer le passe" difficile de remuer le passe par contre, en principe, c'est la m.... qu'il peut remuer, "mal est caché à qui l'on voit le dos" ne veut pas dire que l'on se cache derrière quelque chose ou quelqu'un, cela fait référence à une personne qui ignore les autres, "qui veut tuer son chien l'accuse de la rage", " la maladie la plus répandue chez les politiciens est l'amnésie", finit par citer Voltaire "médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose" et ajoute une expression bien à lui "être simpliste ne doit pas conduire a être simplet".
Par ailleurs, il cite Léonce Lebrun avec sa fameuse distinction entre le politique et le politicien. Je vous laisse faire la recherche internet et vous verrez le peu de points communs que peut avoir le maire et L. Lebrun.
Tout cela est bien comique, désopilant même lorsqu'on est bon public.
Mais son texte est souvent violent, il lui ressemble. Il n'accepte pas d'être mal traité (il ne l'est pas ou si peu, en tout cas pas assez). Se souvient il du traitement sauvage, impitoyable, auquel il avait soumis un de ses prédécesseurs. Ses calomnies ajoutées à celles de la presse avaient fini par abattre l'homme politiquement, moralement et enfin physiquement. Votre discours lors de ses obsèques, monsieur le maire, aussi brillant était il, même teinté de regrets, ne peut rien excuser ou gommer.
Cependant, ce huit pages nous apprend un ou deux trucs. Par exemple, le tram approchera peut être, et les conditions et contraintes sont nombreuses, Villenave en 2018 (lisez 2020).  Curieusement, c'est la faute de la CUB. Dans un cas, il travaille au sein de la CUB en harmonie en s'affranchissant des clivages politiques et dans d'autres iĺ n'arrive pas à convaincre. Il est vrai qu'avant d'y arriver, il faut essayer.
Il est amusant de constater qu'il est dans une démarche où il veut démontrer à tout prix qu'il a construit et œuvré. Bien entendu, des choses ont été faites. Rendez-vous compte, en 19 ans ! Mais tellement peu, qu'on sent bien qu'il les cite de mémoire sans trop réfléchir. Au final, cela n'occupe qu'une dizaine de lignes....
Enfin, on sent qu'il prend très mal le qualificatif d'endormie pour Villenave. Je vous renvoie à un de mes billets précédents et repose la question pourquoi Villenave est une des rares communes où le taux moyen des entrées sorties est négatif dans un contexte démographique très favorable ?

Ah oui, j'oubliais. Le titre de son papier est "boomerang". Ça ne revient pas dans la g... de celui qui l'envoie, un boomerang ?


Villenave d'Ornon : l'immuable réponse ou la détresse d'un maire

S'échapper un moment de la politique semblait si facile ce matin avec ce soleil d'automne qui brillait tant qu'il pouvait. Et puis j'ai pris connaissance des documents reçus et ignorés au cours de la semaine.
Huit pages format A3 du maire de Villenave d'Ornon prenaient une large place dans un lot de publicités en tout genre. Ce document, c'est certain pèsera de manière non négligeable dans les comptes de campagne. Rien à voir avec le petit machin du front de gauche que j'évoquais il y a quelques jours.
Au début, la lecture de ce machin est touchante. On ressent tout de suite l'homme qui veut à tout prix s'accrocher au pouvoir. Il faut se rendre compte qu'un maire d'une commune intégrée au sein d'un établissement public intercommunal d'importance, une communauté urbaine, voit chaque année son pouvoir se raréfier, sa mission s'amoindrir. La compétence de la CUB a fortement augmenté et progressera encore avec l'avènement de la Métropole. Il faut se rendre compte que cela fait 19 ans qu'il exerce son mandat d'élu, certes modeste, il n'est vraiment reconnu dans aucune instance, mais il est élu. Il siège à la CUB comme vice-président comme une trentaine d'autres élus. Son influence est faible. Mais comment en serait il autrement ? Ancien UDF, il est sans étiquette à la tête d'une liste UMP dont certains affichent des opinions très à droite. Les quelques maires de droite de la CUB l'ignorent le plus souvent. Il est complètement isolé mais il s'accroche aux rênes d'une municipalité qui de fait est sans ambition, sans projet, sans vie.
Il faut se rendre compte qu'il a été élu maire au moment ou Jospin ignorait encore qu'il allait être    candidat à l'élection présidentielle de 1995
Il faut se rendre compte que lors de sa première candidature, internet n'existait quasiment pas, que le téléphone portable pesait deux tonnes et que les Villenavais de 1995 ne représentent guère plus de la moitié des Villenavais d'aujourd'hui.
Il y a quelques semaines, il a été l'objet d'attaques qui m'apparaissent respectueuses et objectives car vérifiables, de la section du PS. Logiquement mais seulement plus d'un mois après, il répond.
Ses arguments sont d'un autre temps. Il est impossible pour le plus grand nombre de comprendre sa démonstration sur l'évolution de la pression fiscale. Sa défense est souvent touchante par sa naïveté tant il est criant que cet homme politique enlisé dans ses certitudes est aujourd'hui complètement dépassé. Elle serait même émouvante si sa personnalité n'était pas marquée par son autorité dévastatrice, son caractère colérique, irascible et les marques d'irrespect envers ses collaborateurs. Tout ça est connu. Son bilan est plus que moyen. La démocratie locale doit vivre. Le changement est nécessaire pour générer le progrès et l'inventivité. 
Monsieur le maire, ne vous accrochez pas au pouvoir, c'est grotesque !

La clef Deschamps


Rien. Rien de nouveau sur mon blog hier. Avec des journées laborieuses comme les deux précédentes, bloguer ne me semblait pas prioritaire. En clair, je n'ai pas envie, pas le courage, pas le besoin.
Un bon match de foot était parfait pour se reposer le cerveau. On nous annonçait un match décisif, spectaculaire, largement à la portée des français.
Ce fut une catastrophe. Pauvreté du jeu, aucun suspens, commentaires sans intérêt et résultat on ne peut plus défavorable. La présence de l'équipe de France au Brésil est devenue improbable. Aucun fait de jeu pour s'enthousiasmer, pas un seul joueur ressortant du lot...si peut être Pogba. C'est inutile de disserter plus longuement sur ce sujet. Fin du film le 19.

jeudi 14 novembre 2013

Les bien-pensants ont du talent

 Il faut lire la lettre ouverte de Yann Moix à Christiane Taubira
         
       

Front de gauche, vraiment ?

Était-ce une pub ? Dans ma boîte aux lettres, un papier d'un format publicitaire bon marché de type A5 très coloré portait une inscription en blanc sur rouge , " qu'ils dégagent !"
Cette expression fine, tout en retenues etait complétée par quelques tirades pleines de poésies du type "ils peuvent se servir sur le dos du peuple de France main dans la main avec les banquiers et la finance" pour finir par "nous devons les balayer!". Sans la photo de Melenchon au verso,  j'aurais parié sur un tract de l'autre front.
Tout ça pour nous inciter à voter à "gauche vraiment" lors des municipales à Villenave. Je crains que la machine à perdre soit en marche.
Je me console en lisant quelques brèves de la mairie.La pauvreté des textes de la municipalité actuelle me laisse quand même beaucoup d'espoir. A suivre....

mercredi 13 novembre 2013

Le gentil et l'austéritaire


Il y a un peu plus d'un an, qu'il aurait été plus simple d'alimenter ce blog. Le génie droitier de Sarko développait un sujet par jour au minimum capable de lever contre lui même les plus modérés des centristes. C'est la raison pour laquelle j'avais de vrais doutes sur son génie politique et sa capacité à se faire réélire.
Aujourd'hui si j'étais opposant, il serait facile de critiquer Montebourg avec ses quelques 380 millions d'euros pour son plan d'aides aux entreprises en difficultés. Ridiculement faibles quand on sait que   50 000 emplois sont très sérieusement menacés. Négligeable à comparer aux 1 800 milliards de dettes. 
Je pourrais user et abuser d'arguties sans fondement ou de grivoiseries sans humour. Je pourrais aussi inventer des jeux de mots bien racistes caché derrière mon pseudo.
Seulement je suis de gauche et Montebourg m'a touché ce matin sur France Inter. Son numéro d'équilibriste était remarquable. Il est un des rares qui réussit à formuler des critiques sur la politique d'austérité menée par l'Europe (lisez Merkel) tout en justifiant la totalité des réformes ou mesures mises en place par le gouvernement. Il défend avec beaucoup de talent aussi bien son action que la réforme de l'éducation, ou celle de la justice.  En bref , je l'ai trouvé très bon, quoi !

Le jour de la journée mondiale de la gentillesse, je n'allais quand même pas parlé de "mn".

mardi 12 novembre 2013

Besoin d'Amour

Ce soir j'ai raté Amour, le film de Michael Haenecke programmé sur Canal Plus.
Pourtant en ce moment nous en aurions besoin d'amour, de bons sentiments, de preuves d'abnégation dans ce monde où tout fout le camp; où même les conservateurs, les traditionnalistes, les souverainistes sont capables de justifier ou d'approuver les manifestants du 11 novembre. En réalité, ils ironisent et se moquent des gens de gauche qui se scandalisent à propos d'une commémoration autrefois ignorée. 
C'est vrai les faschos m'énervent mais je m'en fous un peu de la fête de l'armistice. Le 11 novembre qui m'a le plus marqué est celui où j'étais militaire du contingent. Une cérémonie était organisée près d'un monument aux morts à Chalons-sur-Marne (en Champagne aujourd'hui) et j'étais comme brigadier du 10ième RCS faisant partie du peloton d'honneur. Il faisait tellement froid qu'après un long moment d'immobilité, deux de mes camarades s'étaient trouvés mal. Aujourd'hui, une température comme celle-ci est à peine croyable. Heureusement, que les bonnets rouges nous assurent. Non , pas d'écotaxe, il n'y a pas de problème d'environnement, pas de souci climatique.
Pour François Hollande,  le 11 novembre, ça restera les siffleurs. Lui qui est déjà passé à un autre sujet Européen, celui-ci, aurait aussi bien besoin d'amour ; ou au moins de respect et d'opinions favorables. Qu'il soit patient, les français sont versatiles ; il a de grandes chances d'être réélu en 2017.
Il suffirait qu'enfin l'Europe réussisse à inverser durablement, structurellement la courbe du chômage notamment celui des jeunes, le sujet du moment, et il ne serait plus le Président de la pluie mais du beau temps.
Il a raison de garder le cap. Les impôts ? Ils ne sont là que pour corriger des injustices criantes surtout en temps de crise. Il faut se souvenir que les 1 % de ménages les mieux dotées possèdent 17 % du patrimoine français. En moyenne ils détiennent 4,4 M €. De même, la moitié des ménages possèdent 93 % du patrimoine total. Donc pour l'autre moitié quelques miettes. Je me demande à quelle moitié appartiennent les patrons aux bonnets rouges. Sans généraliser bien sur. ; ).

lundi 11 novembre 2013

Les néo-faschos et leurs nouveaux amis s'eclatent

Il ne s'agit pas là du réseau des intellectuels de l'amicale brune mais bien des primaires (je n'ai pas dit primates, voyez je me contrôle) de l'extrême droite dure. On pourrait dire l'ultra droite en souvenir de celle de gauche des années 70. Ils ne respectent rien. Pas les biens publics, même pas une commémoration presque centenaire. Ils ne comprennent rien mais ne sont pas seuls. Voyez il y a des bonnets rouges.


Ces "jeunes" sauvageons ont l'air, comment dirais-je ?

Où t'es Villenave, où t'es ?



Ce n'est pas la photo la plus belle de cette commune bien discrète de la Gironde mais c'est à mes yeux  la plus représentative.
Villenave d'Ornon possède de nombreux atouts mais elle semble bien endormie. Habitée par 28 469 personnes au recensement de la population de 2009, elle est située dans la banlieue sud de Bordeaux.
Je ne vais pas critiquée outrageusement cette pauvre petite ville de la CUB, j'y habite depuis 1973.
Quand même, pour quelles raisons dans un département où la population augmente de 1,1 % en moyenne par an depuis 1999, son nombre d'habitants stagne voire baisse depuis quatre ans. Le taux moyen de la variation des entrées sorties en Gironde est de 0,8 %, à Villenave il est de - 0,1 %. En clair, les départs de la commune sont plus nombreux que les arrivées alors que dans tout le département, notamment dans l'aire urbaine de Bordeaux la population augmente fortement. On y vient mais on y reste pas ou peu, caractéristique  de la ville dortoir.
La circulation de la rue immonde de la photo n'est pas celle des heures de pointe. Pendant ces moments là les rues sont saturées. La raison en est simple : l'absence  de tram dans une ville déstructurée qui n'est constituée que par un conglomérat de quartiers sans âme. La Cub s'est dotée d'un tram desservant de nombreuses communes dont la taille est parfois inférieure à celle de Villenave.
Son attraction aurait pu se faire par son équipement ou son programme culturel.
Son programme annuel, je n'ose en parler, il tient quasiment dans une quatre pages. La salle dédiée qui s'appelle le cube (je vous laisse imaginer l'idée) est la plus isolée du monde et pour y parvenir il faut emprunter une route inondées des qu'il pleut  et qui brille par l'absence totale de transports en commun.
Je reviendrais sur ce sujet dans les mois a venir. Un dernier point : la même équipe municipale est en place depuis 19 ans. Vous y voyez un lien ?

dimanche 10 novembre 2013

Un dimanche plus vieux

Il ne faut pas se plaindre de la météo, elle cause ailleurs de vrais drames.
Néanmoins une journée entière sans un rayon de soleil, c'est long.
Ainsi, j'ai passé une partie de mon temps à ma découverte du moment, la blogosphère. Mon entrée principale reste toujours le blog de Didier Goux, mon copain d'enfance (je devais le dire, c'est fait). Ce nouveau passe-temps est épuisant. Lire, s'énerver, tenter de comprendre, commenter, relire mais toujours respecter, enfin essayer, en tous cas accepter car tolérer. Et puis, il y a la recherche de l'inspiration. L'inspiration, ce n'est déjà pas simple mais sa recherche...
Je ne suis pas un littéraire de formation (vous allez dire, ça se voit bien) comme mon pseudo peut le laisser entendre. De fait, l'effort est plus intense.(j'exagère quand même)
Eh bien aujourd'hui, les horreurs que j'ai lues à propos de Christiane Taubira m'ont un peu coupé la chique. En bref, elle est détestée au plus haut point par de nombreux blogueurs  et je crains que ça ne va pas s'arranger avec sa loi sur la récidive. 
Évidemment qu'on a le droit de détester Mme la Ministre. Je me souviens a quel point je haïssais Sarko il y a encore quelques mois. Maintenant, je m'en fous complètement.
Le blogueur est comme ça. Comme le français moyen, il ne peut détester que le bon, le fort, celui qui a les qualités physiques ou intellectuelles pour se passer de l'amour de son prochain. 
Faut être honnête, elle est en plus au cœur de réformes ou de concepts emblématiques des socialistes, n'étant elle-même pas socialiste. En plus c'est une femme intelligente, propriétaire d'un ministère clef,    
dotée d'un caractère affirmé et domiene de surcroît (enfin qui vient de loin quoi, pas vraiment de chez nous). Je comprends ....je comprends



samedi 9 novembre 2013

Courir encore

Vous l'avez compris, la seule personnalité capable de prendre le job est bien Christiane Taubira. Cet exercice sanitaire m'apportait une évidence. Il devenait important que j'en parle.
Au retour de mon jogging, tout était moins clair. Comment une femme aussi critiquée, subissant les insultes raciales les plus basses pourrait assumer de telles responsabilités dans une France chancelante sur ses AA ?
Je me souvenais de quelques images récentes de coureurs. Globalement la course et la dopamine ne doivent pas suffire.
Encore que, en ce qui me concerne mon problème à la cuisse m'impose plus de marcher que de courir. Alors ?

Courir



J'allais vous proposer un petit article sur les potentialités de Christiane Taubira et son avenir qui pourrait s'annoncer rose.


J'ai pense à ça en courant ce matin. C'est fou comme courir vous éclaircit les idées.
Cette femme m'a beaucoup impressionné lors des débats sur le mariage pour tous. Des qualités indéniables de tribun, de grands discours, beaucoup de réparties, une culture impressionnante, tout ça dans un petit bout de femme. Quelle présence, une forcenée du travail parlementaire, elle a usé les plus résistants de ses opposants.
Pour tout dire, elle m'avait déjà séduit politiquement parlant en 2002, mais j'avais eu une vraie intuition pour finalement voté pour Jospin, avec le résultat que l'on sait. Cinq ans de perdus. Quand je pense aux abrutis en nombre qui ont voté Chirac en se bouchant le nez....je suis certain qu'ils le regrettent encore ou le nient. Surtout, que depuis quelques uns ont voté FN.
Donc en courant ce matin- j'ai fait le tour des premier ministrables d'après les municipales. Ils ne sont pas légion à posséder assez de charisme et de compétences pour reprendre le flambeau. Tout le monde pense à Valls. Mais lui pense à 2017. La seule personnalité de gauche, qui rassemble toutes les qualités pour remplacer avantageusement Ayrault, le sourire et le caractère en plus

Future Premier Ministre ?

Tout est dit.....


vendredi 8 novembre 2013

L'écotaxe

C'est le premier sujet politique que je traite dans mon blog. Il est probable que ce ne soit pas le dernier.
L'abandon de l'écotaxe, ou plus exactement sa suspension est le résultat de troubles sévères qui ont secoué la Bretagne.
Pour analyser ces manifestations qui sont devenues la révolte de la Bretagne avec cet emblématique bonnet rouge, je vais me placer dans la tête d'un français moyen, empathie, on ne peut plus simple car c'est mon cas dans ce domaine.
On peut se demander, qui est ce français moyen ? D'une manière générale, c'est un homme (ou une femme  d'ailleurs) qui ne se gêne pas de donner son avis sur tout en ne connaissant de ces sujets que ce que veut bien lui montrer, écouter ou même lire les médias(dans le meilleur des cas).  C'est un peu nager dans la beaufitude avec jouissance. Ceci-dit, on est toujours le beauf de quelqu'un. C'est plus facile d'être beauf quand on se laisse aller à des facilités ou à des raccourcis sans avoir pris le temps de réfléchir cinq minutes (voire cinq secondes), ou quand on crie haut et fort des niaiseries maintes fois répétées dans la petite lucarne (métaphore bien idiote quand on voit les écrans géants qui siègent aujourd'hui dans nos salons, ce sont plutôt des murs d'images...).
Alors afin de bien rester moyen sur ce sujet, j'ai fait attention a ne pas compléter mon information médiatique de premier niveau : des sujets radiophoniques en voiture écourtés par l'arrivée à destination, une interview de ministre coupée par une pub d'automobile, un sujet télévisé stoppé par l'appel du dîner, etc...Encore que je joue dans le moyen légèrement supérieur car ma radio préférée est France Inter, je ne regarde jamais TF1 et je suis de gauche. Je plaisante, sur ce dernier point, ça ne garantit pas que je sois intelligent mais ça démontre que j'ai du cœur. Bon, je sais je n'ai pas le monopole du cœur....mais je suis socialiste et hollandais de surcroît. Ce n'est pas original car de 1981 à 1995, j'étais miterrandiste (c'est curieux le logiciel me proposait mitera disette), jospiniste de 1997 à 2002 et strausskahnien pendant plusieurs années de 2007 à 2011. Non, je n'ai pas été royaliste, faut pas déconner non plus.
Ainsi, quand on reste moyen sur  ce sujet, on ne comprends strictement rien.
Car en fait, dans le désordre, ce qu'il faut rappeler, c'est que les bretons manifestent contre un gouvernement de gauche, très breton lui-même (au moins trois ministres), au sujet d'une taxe instituée par un gouvernement de droite qui avait voulu pour une fois appliquée une idée des verts par l'intermédiaire du plus centriste de ses ministres.
A ce moment-là, en français moyen, je me dis deux choses : les politiques dans leur ensemble sont vraiment coupés du peuple, il ne comprennent rien aux attentes de leur électorat et tout ça, ça va nous coûter encore un max.
Au final, que peut on constater ? La région française qui pose le plus de problèmes environnementaux  a réussi à faire suspendre l'écotaxe qui avait comme objectif avoué de collecter de l'argent afin de réduire les effets de la pollution tout en contraignant les pollueurs.
Le comique de situation ne s'arrête pas là. Qui étaient ces manifestants ? Selon les médias, il y avait bien entendu des agriculteurs, des ouvriers mais aussi des patrons. Au sein des prolétaires en colère, FO était (j'emploie l'imparfait car, par hypothèse je considère que le mouvement est terminé) en premiere ligne comme aux plus beaux temps de Bergeron, lorsque FO était connu comme le syndicat pro patronal. A l'inverse de Blondel, plutôt gauchiste qui s'est transformé en islamophobe en vieillissant.
Le Parti de Gauche, toujours enclin à soutenir le gouvernement, a manifesté  aussi mais de manière "unifiée", tout seul dans des communes voisines en réunissant glorieusement quelques centaines de participants. Monsieur Mélenchon s'étant rendu compte que le populisme commençait à envahir les esprits.
En réalité, je pense que ce mouvement a pris de l'ampleur suite aux déboires économiques de nombre d'entreprises. Ces patrons dont certains ont manque de hauteur de vue, n'ont pas anticipé les changements réglementaires, et ont réussi à entraîner derrière eux des milliers de personnes effrayées par les conséquences de ces faillites. Vous avez dit manipulation ?
En conclusion, cette pauvre petite taxe n'y était pour rien. Comment a t'elle réussi à cristalliser le mécontentement ? Il paraît que certains de droite ne sont pas bien fières.
Enfin, c'était mon avis de français moyen.

jeudi 7 novembre 2013

La blogosphère

Je découvre un peu tardivement ce nouveau monde, la blogosphère .
Enfin un nouveau monde, un média innovant plutôt, avec des us, des règles, des niveaux de jeu.
D'un naturel timide je lis beaucoup mais je n'ose commenter. Il est vrai que certains se délectent de bons mots, de citations en tous genres, d'opinions plus provocantes ou extrémistes les unes que les autres. Ils se lâchent quoi ! Même moi, je peux constater qu'ils sont super  à l'aise dans ce microcosme.
Chacun assume son rôle : le gauchiste râleur, le réactionnaire (pas toujours de droite), le bien-pensant, l antiraciste, le champion qu'elle que soit la question, l'historien non objectif, la fascho, le littéraire armé d'une culture improbable, le socialo, l'écolo.....j'arrête là car même si personne ne me lit je me fatigue car tant d'autres rôles sont distribués et assumés.
Mais tout ça, à quoi ça sert ? Why ?
À rien. Comme grimper l'Annapurna ou battre son record personnel du dix km en 45 mn...
Se rassurer en se disant j'écris là donc j'existe. Aller au bout de soi-même, souvent ridiculement proche.....c'est probablement pour se faire un petit plaisir.
Le blogo, le roi du billet,  le commentateur fou, ayant un avis sur tout, dégainant son opinion plus vite que son ombre, doit certainement jouir (un peu ?)  quand il réussit à prouver que ses neurones fonctionnent vite et bien, qu'il se joue des mots comme des pions, qu'il contourne l'insulte par une citation, comme un torero, d'un air de dire "voyez comme j'esquive".....
Bien entendu, je ne parle que des blogs d'opinion, de journaliste en herbe, d'écrivain amateur, de politique débutant ou de pris dans ces domaines. Les autres blogs m'intéressent moins pour pas dire pas du tout. Je me demande même quel est leur objectif. Sûrement une part d'exhibitionnisme  qui explose tout d'un coup.
Cette dernière remarque est valable pour tout le monde dans ce monde. Une crise aiguë d'ego, quoi !

Moi, ça me plait bien, j'espère bientôt avoir le courage de commenter comme j'écris aujourd'hui ...mais en mieux, non ?

mercredi 6 novembre 2013

Why

C'est un peu crétin mais j'avais envie de démarrer mon blog par ce mot, par cette question.
Why. Surtout vulgariser lors d'une photo qui est devenue un poster emblématique de la lutte contre la guerre  au Viêt Nam, ce mot est particulièrement esthétique et énigmatique, cela va de soi.
Alors why, pourquoi un blog, moi qui suis plutôt un taiseux, qui préfère le silence au bavardage inutile, qui a horreur de raconter des banalités sans importance même pour soi, qui n'a plus guère le goût à la lecture même si j ai dévoré des tonnes de livre tout au long de ma jeunesse, qui n'a guère l'envie d'écrire tellement j'écris par obligation des inepties au bureau, vraiment je me le demande, tout seul car personne ne me lit et probablement ne me lira.
En réfléchissant, (un peu, je ne me suis pas essoufflé le cerveau non plus) le déclic est une rencontre. Pas une rencontre du troisième type mais une rencontre, en fait des retrouvailles. Si je ne craignais pas d'abuser de poncifs de banalités en tous genres, je dirais que la vie est faite de hasards. Je ne vais pas en faire des tonnes et tenter de créer un suspens haletant, je vais tout dire.
Il y a quelques jours, je cherchais des photos d'une ville d'Allemagne que j ai habitée durant quatre années dans ma petite enfance. Je livrerai une autre fois son nom. J'ai oublié de préciser que ma recherche était sur internet bien évidemment. Et en surfant je suis tombe sur un article qui parlait de cette ville mais aussi d'un copain, le meilleur d'Allemagne, en tous cas le seul dont le nom est grave dans ma mémoire.
Tout ça a excité ma curiosité (je ne suis vraiment pas avare d expression à la c..) et j' ai cherche ce que faisait ce copain là dont je vous dirai le nom aussi plus tard, dans un autre article. J'ai découvert avec plaisir qu'il était écrivain, peut être journaliste, sûrement critique littéraire. De fait, sa culture en la matière est impressionnante. Il a écrit des livres pour d'autres. C'est donc un nègre qui va bientôt faire éditer son premier ou presque premier livre en son nom. Ses talents d écrivain, il les met aussi au service de la blogosphère. Il a créé un blog, plusieurs même, dont la fréquentation est très importante. Son blog reçoit la visite de plusieurs centaines voire milliers de lecteurs par jour. Il a un vrai talent, une forte personnalité et des idées politiques que j évoquerai un jour ou l'autre.
Bref, je l'ai contacté. Il m'a répondu. C'était bien sympa .
Tout ça  est sûrement la réponse à why mais j'ai plein d'autres why.....

L'emploi pour les nuls

Non, Monsieur Macron, les emplois aidés ne dénaturent pas la politique de l'emploi. Elle est constituée de nombreux axes de développeme...