vendredi 18 août 2017

Je ne suis pas mort, enfin pas encore

Je ne peux pas décemment rester sur ce billet datant de plus de six mois qui annonçait glorieusement que tous les candidats en "on" allaient perdre cette présidentielle.
Comme quoi, même les meilleurs peuvent se tromper...
Cela dit pour trois sur quatre j'avais bon, et même aujourd'hui je ne retirerai pas grand chose hormis quelques fautes d'orthographe.
Finalement, c'est bien FH qui a été réélu mais en plus jeune, avec une plus vieille...
De retour sur cette blogosphère, je constate que rien ne change. Les billets sont toujours amusants, ou bien écrits...et les commentaires toujours aussi cons. J'en ai faits aussi...je suis bien capable d'en refaire.
Alors voilà, comme disait l'autre  Fillonniste d'abord,  puis je ne sais plus, pour le moins ricardiste, je suis toujours vivant, toujours debout, pour la banane, je fais ce que je peux.
Alors, inutile de me demander si c'est bien raisonnable d'écrire à nouveau  dans ce blog....
J'espère à bientôt pour vous parler des progressistes, des socialistes, des reacs et des lepenistes car certains sont d'une espèce en voie de disparition.

PS : oh p..., j'allais oublier, je suis Barcelone...pour un peu, ils gagnaient ces cons

vendredi 3 février 2017

Fillon, Macron, Hamon, Mélenchon, rêvons !

2017, l'année du rêve en politique.
Une campagne inédite, impensable, certains pourraient dire imprevisible.
Pourtant avec tous ces candidats en on, on aurait pu imaginer un scénario plus con que d'habitude.
Ces quatre là l'ont rêvé. La gagne au soir du 7 mai.
Bien entendu, aucun de ces quatre là ne gagnera.
Le premier plus empêtré que lui dans une affaire de détournement de biens sociaux, d'argent public, y a pas...au moins durant une campagne. L'homme exemplaire, le symbole de la probité, du dévouement et de l'abnégation,  est très proche d'un imbécile qui n'a rêvé toute sa vie que de respectabilité bourgeoise avec les codes du 19ieme siècle. Il a donc tout fait pour faire ce qu'il considérait comme reussir dans la vie. Probablement schizophrène ou au moins doué d'un dédoublement de la personnalité genre Cahuzac, il est parti tambour battant nous vendre une politique libérale mais conservatrice à la Tatcher. Un truc qui n'avait aucune chance de réussite à l'exception d'une victoire aux primaires de la droite. Il a pu en rêver, mais la fin est déjà arrivée.
Le second est un rêveur qui a décidé de faire rêver une part non négligeable de la population voulant bien voter. Des gens complètement disparates qui s'agglomerent bizarrement par désespoir peut-être.
Le troisième est celui qui a le plus le rêve en poupe. Le rêve de la vraie gauche mais au sein même du parti socialiste considéré pourtant comme la peste par d'innombrables ingrats. Avec lui, on rêve un peu, beaucoup surtout d'universel et de revenu. Et même, s'il on peut le soutenir un temps, on en est déjà revenu car le rêve ne dure qu'un moment.
Le quatrième est sûrement plus proche d'un faiseur de rêves que d'un politicien rêveur. Mais pour rester endormi et rêver encore, il ne faut surtout pas l'écouter ou l'entendre. Sinon le rêve se transforme trop vite en cauchemar. Ses colères, ses amitiés, ses modèles peuvent même empêcher de dormir.
Ainsi, comme j'ai pu l'écrire ici ou là, le vainqueur de 2017 n'est pas encore connu. Mais pour ce genre de scrutin, est il nécessaire de rêver encore ?

samedi 21 janvier 2017

Pourquoi il faut voter demain ?

Certains, de sensibilité de gauche, se sont perdus en participant aux primaires de la droite. Souvent les mêmes hésitent ou refusent même de participer à la consultation de ce dimanche 22.
Ne pas participer c'est diminuer encore un plus la crédibilité du parti socialiste et bien au delà de toute la gauche.. Ne pas participer c'est abdiquer et déjà laisser dire que le choix ne pourra se faire qu'entre la droite et l'extrême-droite. Les enjeux sont nets et indiscutables. La droite de Fillon, c'est d'abord renier 70 ans d'avancées sociales pour les salariés , et plein d'autres renoncements dans le domaine sociétal. L'extrême-droite de MLP, c'est admettre que l'économie nationale est exsangue pour longtemps et que l'Europe et la paix sont en voie de destruction globale. Comme Mélenchon, les deux sont de surcroît des alliés de Poutine, le grand démocrate  pacifiste copain du boucher syrien.
En participant largement à ces primaires on démontre que la droite et l'extrême-droite ne sont pas seules dans le paysage politique français.
Ne pas participer c'est laisser penser qu'un processus démocratique est moins important que des candidatures imposées uniquement par leurs propres volontés. Ces candidatures ne se légitiment que par le nombre de participants à leurs réunions publiques. Une démarche individuelle ne peut supporter la comparaison avec une élection. On prendrait le risque d'un mirage Macron sans appui terrain ou d'une défaite annoncée de JLM.
Ne pas participer au vote demain, c'est oublier les fondements d'une primaire quelle que soit sa couleur qui veut redonner la parole au citoyen. Dans un contexte, où chacun peut se plaindre d'un recul de la démocratie ou de ses imperfections,  n'est ce pas suffisant ?

mardi 10 janvier 2017

Les primaires secondaires mais principales

Il paraît que les primaires organisées par le parti socialiste n'intéressent personne ?
Sûrement. Mais c'est troublant tout le monde en parle même les gens de droite.
Dans les réseaux sociaux les débats plus ou moins vifs sont pléthore.
En la matière les vallsistes sont particulièrement actifs. Ils sont aussi souvent peu respectueux et assurés que leur stratégie est indubitable. Leur préféré ne peut être battu car crédible et légitime pour la fonction qu'on qualifie de suprême. Probablement, mais il n'a aucune chance d'être élu, pour la même raison que FH a renoncé à se présenter : Impossibilité à rassembler le parti socialiste d'abord et reconstruire une gauche en déshérence ensuite. Et puis remettre le destin de la France entre les mains d'un homme dont les yeux expriment plus souvent la colère que l'empathie me paraîtrait particulièrement inquiétant. Trop souvent, le verbe est haut, le courroux déforme les traits de son visage. Et encore, je ne m'intéresse là qu'à la forme. Le fonds est énigmatique, exemple : suppression du 49.3. Étonnant non. Celà me fait penser à l'alcoolique qui casse toutes les bouteilles chez lui et part en courant au bistrot du coin. C'est drôle.
Moins comique, Montebourg. Démarche intéressante, le mélange d'un souverainiste et d'un socialiste de gauche porté par un discours un peu désopilant mais d'un ton toujours hautain. On se demande toujours s'il est sérieux et quand va tomber la blague à deux balles.
Et puis il y a Hamon. Candidat sérieux qui a travaillé les fondamentaux de son programme, probablement celui qui plaira à la grande majorité de mes camarades socialistes. Pas assez qualifié pour critiquer la mesure la plus emblématique de son projet, le revenu universel, j'exprimerai juste un bémol, en dehors de l'inquiétude générée auprès du grand public : si son existence, celle éventuelle du revenu universel,  ne serait justifiée que par l'obsolescence prochaine d'une société organisée autour du travail, ce serait alors une erreur. Le travail existera encore pour l'immense majorité de nos contemporains et même pour longtemps, mais sous d'autres formes, où peu à peu le salariat pourrait en effet se raréfier...au pire Hamon aurait eu raison trop tôt.
Heureusement, enfin il y a Peillon. Rien que ses interventions médiatiques successives suffisent à redonner l'espoir d'un socialisme encrer dans ses traditions, basé sur une Europe refondée et ouvert sur la modernisation des institutions ( le socialisme, pas l'Europe, encore que ...). " Reencrer le parti socialiste dans ses humanités ", je l'ai déjà dit mais c'est tellement important. De plus, et ceci doit expliquer celà, il est particulièrement détesté par la fameuse et ignoble fachosphere, et ce, bien plus que ses concurrents.
Alors,  si ça ne vaut le coup d'aller voter le 22, ça ?

dimanche 1 janvier 2017

La candidature de trop

Le Premier Ministre juge sévèrement les candidatures hors primaires de Macron et Mélenchon.
"L'histoire jugera..."
Ok, elle jugera, qui ? Quoi ? Quand ?
Pour ceux qui veulent en savoir sur la pensée de M. Cazeneuve, écouter France Inter demain matin 2 janvier.
Par contre, avant de l'entendre, on peut s'interroger trente secondes sur sa déclaration.
Si l'Histoire juge, elle porte un mauvais jugement parce que le résultat sera mauvais pour la France.
Dans quels cas le résultat est insatisfaisant ?
Premièrement, MLP est élue. Là, évidemment, c'est trés mal. Seulement c'est impossible. Aujourd'hui, je pense même qu'elle n'ira pas au second tour.
Deuxième possibilité, Fillon est élu. C'est grave, c'est pénible, c'est suicidaire mais ça reste démocratique. En réalité, il n'a pas de chance d'être élu sauf à abandonner les trois quarts de son programme ou à faire rentrer les chars russes dans Paris.
Donc l'histoire n'a pas grand chose à retenir de cette affaire à l'exception des chars russes....ils sont tellement abrutis ces réacs.
En réalité, il convient de se demander si Macron ou Mélenchon ne sont pas de trop.  Dans les faits, aucun des deux. Le premier est un représentant du centre droit, le second de la gauche radicale. Le premier peut être au second tour si aucun autre candidat se revendique du centre. Le second n'a évidemment aucune chance. Une part non négligeable des communistes ne voteront pas pour lui, s'il fait 8 %, ce sera un très gros score. Des insoumis qui vont voter, c' est rare. En plus, ça fait encore un copain de Poutine. Merci.
Ce qu'il faut au PS, c'est un candidat de la gauche de gouvernement avec des idées qui n'ont pas peur d'afficher leur socle social et "de reencrer le parti socialiste dans ses humanités ". Si les primaires ont pour résultat un candidat trop à droite, il sera de trop, un candidat semblant trop à gauche, idem. Il
faut un candidat du coeur du centre de la gauche.(l'écouter demain matin chez Bourdin, pas facile, je sais)
Apparemment, ce n'est pas celui-là qui semble le préféré du premier ministre ....qui ne soutiendra personne...

jeudi 22 décembre 2016

On est contre !

J' ai hésité ; j'aurais pu titrer ce mini billet "ni pour, ni contre, bien au contraire" mais celà aurait fait trop d'honneur aux personnages principaux de ces quelques lignes.
Pour être plus clair, il aurait fallu que je titre : "comment fait on pour être contre la métropolisation ?"
On peut être contre le tabac au bureau, les 35 heures, la chasse, les radars mobiles, les retraites dorées, mais comment être contre la métropolisation ? C' est aussi con qu'être contre l'eau qui coule, le feu qui brûle, la mort qui tue ! Ou si on est foncièrement optimiste, c'est comme être contre le progrès, contre la médecine, ou contre le travail pour tous !
Et bien, le maire de Villenave d'Ornon n'est pas d'accord. Il désapprouve ce phénomène de metropolisation. Il est vrai que concentrer les emplois du tertiaire supérieur et les richesses d'une région sur quelques dizaines de communes apportent quelques désagréments ; embouteillages, pollution, déficit en logements..etc..mais quelques avantages aussi qui peuvent faire reculer la pauvreté par exemple.
Ce que n'approuve pas ce pauvre maire de Villenave d'ornon et ses conseillers, c'est la Métropole et la perte de ses petits pouvoirs désuets. Comment peut on encore justifier l'identité d'une commune dans une métropole comme celle de Bordeaux ? Si ; les communes les plus dynamiques ressemblent au centre du pôle urbain et les autres à des communes dortoirs. Je vous laisse deviner à quoi ressemble VO avec le même maire au pouvoir depuis plus de 21 ans...il s'arc-boute encore mais plus pour longtemps. Comme diraient les fachos moyens, bientôt nous serons débarrassés de ces inutiles ! En plus , ils vont voter Fillon ces dunautretemps...

mercredi 21 décembre 2016

La Gironde avec Peillon



Satisfait de constater que deux députées de Gironde soutiennent activement Vincent Peillon.
La réaction des vallsistes est symptomatique, ils attaquent à tout-va. Cette candidature les affole. Ils sentent bien que quelque chose leur échappe. Ils ont juste oublié qu'ils avaient déjà perdu. Il est crédible, légitime, respecte ses adversaires (lui), assume une grande partie du quinquennat...à l'exception notoire de la loi travail (cette pauvre El Khomri est devenue une vraie cruche).
Tout va se jouer au cours des débats. Cet intellectuel de gauche trouvera les mots.
Peillon , ne serait il pas le Fillon de la gauche ? À un pe près ...


 

Marie RECALDE et Sandrine DOUCET