mardi 10 janvier 2017

Les primaires secondaires mais principales

Il paraît que les primaires organisées par le parti socialiste n'intéressent personne ?
Sûrement. Mais c'est troublant tout le monde en parle même les gens de droite.
Dans les réseaux sociaux les débats plus ou moins vifs sont pléthore.
En la matière les vallsistes sont particulièrement actifs. Ils sont aussi souvent peu respectueux et assurés que leur stratégie est indubitable. Leur préféré ne peut être battu car crédible et légitime pour la fonction qu'on qualifie de suprême. Probablement, mais il n'a aucune chance d'être élu, pour la même raison que FH a renoncé à se présenter : Impossibilité à rassembler le parti socialiste d'abord et reconstruire une gauche en déshérence ensuite. Et puis remettre le destin de la France entre les mains d'un homme dont les yeux expriment plus souvent la colère que l'empathie me paraîtrait particulièrement inquiétant. Trop souvent, le verbe est haut, le courroux déforme les traits de son visage. Et encore, je ne m'intéresse là qu'à la forme. Le fonds est énigmatique, exemple : suppression du 49.3. Étonnant non. Celà me fait penser à l'alcoolique qui casse toutes les bouteilles chez lui et part en courant au bistrot du coin. C'est drôle.
Moins comique, Montebourg. Démarche intéressante, le mélange d'un souverainiste et d'un socialiste de gauche porté par un discours un peu désopilant mais d'un ton toujours hautain. On se demande toujours s'il est sérieux et quand va tomber la blague à deux balles.
Et puis il y a Hamon. Candidat sérieux qui a travaillé les fondamentaux de son programme, probablement celui qui plaira à la grande majorité de mes camarades socialistes. Pas assez qualifié pour critiquer la mesure la plus emblématique de son projet, le revenu universel, j'exprimerai juste un bémol, en dehors de l'inquiétude générée auprès du grand public : si son existence, celle éventuelle du revenu universel,  ne serait justifiée que par l'obsolescence prochaine d'une société organisée autour du travail, ce serait alors une erreur. Le travail existera encore pour l'immense majorité de nos contemporains et même pour longtemps, mais sous d'autres formes, où peu à peu le salariat pourrait en effet se raréfier...au pire Hamon aurait eu raison trop tôt.
Heureusement, enfin il y a Peillon. Rien que ses interventions médiatiques successives suffisent à redonner l'espoir d'un socialisme encrer dans ses traditions, basé sur une Europe refondée et ouvert sur la modernisation des institutions ( le socialisme, pas l'Europe, encore que ...). " Reencrer le parti socialiste dans ses humanités ", je l'ai déjà dit mais c'est tellement important. De plus, et ceci doit expliquer celà, il est particulièrement détesté par la fameuse et ignoble fachosphere, et ce, bien plus que ses concurrents.
Alors,  si ça ne vaut le coup d'aller voter le 22, ça ?

dimanche 1 janvier 2017

La candidature de trop

Le Premier Ministre juge sévèrement les candidatures hors primaires de Macron et Mélenchon.
"L'histoire jugera..."
Ok, elle jugera, qui ? Quoi ? Quand ?
Pour ceux qui veulent en savoir sur la pensée de M. Cazeneuve, écouter France Inter demain matin 2 janvier.
Par contre, avant de l'entendre, on peut s'interroger trente secondes sur sa déclaration.
Si l'Histoire juge, elle porte un mauvais jugement parce que le résultat sera mauvais pour la France.
Dans quels cas le résultat est insatisfaisant ?
Premièrement, MLP est élue. Là, évidemment, c'est trés mal. Seulement c'est impossible. Aujourd'hui, je pense même qu'elle n'ira pas au second tour.
Deuxième possibilité, Fillon est élu. C'est grave, c'est pénible, c'est suicidaire mais ça reste démocratique. En réalité, il n'a pas de chance d'être élu sauf à abandonner les trois quarts de son programme ou à faire rentrer les chars russes dans Paris.
Donc l'histoire n'a pas grand chose à retenir de cette affaire à l'exception des chars russes....ils sont tellement abrutis ces réacs.
En réalité, il convient de se demander si Macron ou Mélenchon ne sont pas de trop.  Dans les faits, aucun des deux. Le premier est un représentant du centre droit, le second de la gauche radicale. Le premier peut être au second tour si aucun autre candidat se revendique du centre. Le second n'a évidemment aucune chance. Une part non négligeable des communistes ne voteront pas pour lui, s'il fait 8 %, ce sera un très gros score. Des insoumis qui vont voter, c' est rare. En plus, ça fait encore un copain de Poutine. Merci.
Ce qu'il faut au PS, c'est un candidat de la gauche de gouvernement avec des idées qui n'ont pas peur d'afficher leur socle social et "de reencrer le parti socialiste dans ses humanités ". Si les primaires ont pour résultat un candidat trop à droite, il sera de trop, un candidat semblant trop à gauche, idem. Il
faut un candidat du coeur du centre de la gauche.(l'écouter demain matin chez Bourdin, pas facile, je sais)
Apparemment, ce n'est pas celui-là qui semble le préféré du premier ministre ....qui ne soutiendra personne...

jeudi 22 décembre 2016

On est contre !

J' ai hésité ; j'aurais pu titrer ce mini billet "ni pour, ni contre, bien au contraire" mais celà aurait fait trop d'honneur aux personnages principaux de ces quelques lignes.
Pour être plus clair, il aurait fallu que je titre : "comment fait on pour être contre la métropolisation ?"
On peut être contre le tabac au bureau, les 35 heures, la chasse, les radars mobiles, les retraites dorées, mais comment être contre la métropolisation ? C' est aussi con qu'être contre l'eau qui coule, le feu qui brûle, la mort qui tue ! Ou si on est foncièrement optimiste, c'est comme être contre le progrès, contre la médecine, ou contre le travail pour tous !
Et bien, le maire de Villenave d'Ornon n'est pas d'accord. Il désapprouve ce phénomène de metropolisation. Il est vrai que concentrer les emplois du tertiaire supérieur et les richesses d'une région sur quelques dizaines de communes apportent quelques désagréments ; embouteillages, pollution, déficit en logements..etc..mais quelques avantages aussi qui peuvent faire reculer la pauvreté par exemple.
Ce que n'approuve pas ce pauvre maire de Villenave d'ornon et ses conseillers, c'est la Métropole et la perte de ses petits pouvoirs désuets. Comment peut on encore justifier l'identité d'une commune dans une métropole comme celle de Bordeaux ? Si ; les communes les plus dynamiques ressemblent au centre du pôle urbain et les autres à des communes dortoirs. Je vous laisse deviner à quoi ressemble VO avec le même maire au pouvoir depuis plus de 21 ans...il s'arc-boute encore mais plus pour longtemps. Comme diraient les fachos moyens, bientôt nous serons débarrassés de ces inutiles ! En plus , ils vont voter Fillon ces dunautretemps...

mercredi 21 décembre 2016

La Gironde avec Peillon



Satisfait de constater que deux députées de Gironde soutiennent activement Vincent Peillon.
La réaction des vallsistes est symptomatique, ils attaquent à tout-va. Cette candidature les affole. Ils sentent bien que quelque chose leur échappe. Ils ont juste oublié qu'ils avaient déjà perdu. Il est crédible, légitime, respecte ses adversaires (lui), assume une grande partie du quinquennat...à l'exception notoire de la loi travail (cette pauvre El Khomri est devenue une vraie cruche).
Tout va se jouer au cours des débats. Cet intellectuel de gauche trouvera les mots.
Peillon , ne serait il pas le Fillon de la gauche ? À un pe près ...


 

Marie RECALDE et Sandrine DOUCET
   



mardi 20 décembre 2016

Un blogueur en prend plein la blog

Ça faisait des mois que je n'avais pas mis les yeux dans ce blog réac de premier niveau, bien m'en a pris. Cet ex fan de Sarko, facho sur les bords, a une réelle tendance à penser que ses opinions sont les seules qui vaillent ou pour le moins qu'elles sont largement majoritaires en France et ailleurs.
Depuis près de cinq ans il n'hésite jamais à faire les amalgames les plus scandaleux, à proférer les insultes les plus irrespectueuses envers le pouvoir en place. Il faut bien reconnaître que même foncièrement injuste, tout ça restait presque bon enfant et finalement bien écrit. En réalité, celà donnait le sentiment d'histoire de naïf parmi les abrutis. Il n'en restait pas moins que le ton de son blog et encore plus souvent de ses commentaires sont trop acerbes et agaçants.
Désormais, les insultes pleuvent sur lui comme jamais suite à un tweet maladroit relayant une photo bien ambiguë.
La suite à lire chez lui. Si vous trouvez son blog, ne tentez pas de laisser un com, il censure beaucoup.
Une leçon pour lui. Le monde ne tourne pas autour de son nombril comme il pouvait le penser comme beaucoup d'autres de la fachosphere.

jeudi 15 décembre 2016

Le cœur du cœur de la gauche

C'est sûrement le plus hollandais des candidats à la primaire, probablement celui qui assume le mieux le quinquennat dont il n'a été pourtant partie prenante que deux ans. C'est vraiment le seul qui regrette  le renoncement de l'actuel futur ex de l'Elysée.
Il n'approuve vraiment pas une loi, la loi travail et notamment l'article sur l'inversion des normes.
Il est plus à gauche que Valls, plus européen que Montebourg, peut être plus crédible que Hamon, sûrement plus que tous les autres. Sa campagne sera courte, très courte mais cet intellectuel, écrivain philosophe, doit pouvoir parler à tout le monde pour gagner.
Il est attaqué bassement, violemment. C'est un signe. Vincent Peillon est dangereux pour le favori des sondeurs.


jeudi 8 décembre 2016

MAM en veut !


J'étais inquiet pour mes amis de droite, je craignais qu'ils n'aient pas le choix lors du premier tour de cette presidentielle.
Me voilà rassuré, dans la même journée deux nouveaux candidats. Henri Guaino, c'était un peu prévisible. Il déteste le programme de Fillon, plus qu'un socialiste moyen. Finalement, il suffira de le laisser argumenter pour démonter toutes les ambitions Fillonesques en même temps que les espoirs des reacs cathos retraités.
La seconde,  qui voulait candidater avant la fin de la primaire de droite, a finalement craqué quelques semaines après. Alliot Marie, une des meilleures amies de Ben Ali, a décidé de tenter sa chance en 2017.  Sa candidature ajoutée  à celle de Dupont Aignan, donne du baume au coeur. Je crois que la coupe est pleine à droite. A croire, qu'ils sont tous convaincus que MLP n'ira pas au deuxième tour ou qu'ils n'en ont rien à foutre.
Certains pensent que nous avons la gauche la plus bête du monde, la droite est aussi très bien classée, la gauche radicale n'est pas mal non plus et l'extrême droite est trés conne mais là, c'est normal, c'est dans sa nature.